•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’ex-président du Pérou Alan Garcia se tue juste avant son arrestation

L'ancien président du Pérou Alan Garcia regardant vers le haut lors de son arrivée au bureau du procureur général de Lima le 27 mars 2019.

L'ancien président du Pérou Alan Garcia est accusé de corruption.

Photo : Reuters / Guadalupe Pardo

Radio-Canada

L'ancien président du Pérou Alan Garcia est mort mercredi avant-midi dans un hôpital de Lima après un bref coma. Il a préféré mettre fin à ses jours lorsque des policiers sont arrivés chez lui pour l'arrêter, rapportent des sources policières citées par des médias locaux.

Selon les informations qui émanent des médias, l'ex-chef de l'État, âgé de 69 ans, s'était gravement blessé en tentant de se tirer une balle dans la tête, mercredi matin, lorsque des policiers se sont présentés à son appartement pour l'arrêter.

Il a été emmené d'urgence à l’hôpital Casimiro Ulloa, à Lima où les médecins n'ont pas réussi à lui sauver la vie.

« Alan Garcia est décédé », a confirmé quelques heures plus tard Omar Quesada, secrétaire général de l'Alliance populaire révolutionnaire américaine, parti de l'ancien chef d'État péruvien.

Les policiers qui se sont présentés chez lui avaient pour mandat de l'arrêter et de le mettre en détention provisoire à la demande de la justice pour une affaire de blanchiment d'argent.

L'ex-président Garcia était en effet accusé d’avoir touché des pots-de-vin de la compagnie de construction brésilienne Odebrecht. Une accusation qu’il a démentie à plusieurs occasions, affirmant être « victime de persécution politique ».

Le géant brésilien du bâtiment Odebrecht a distribué plus de 788 millions de dollars dans une dizaine de pays d'Amérique latine dans les années 2000 pour remporter des contrats, selon le département américain de la Justice. L'entreprise a elle-même reconnu avoir versé 29 millions de dollars de pots-de-vin au Pérou entre 2005 et 2014.

La justice péruvienne soupçonne par ailleurs M. Garcia et 21 autres personnes d'avoir fait en sorte que l'entreprise néerlandaise ATM Terminals remporte en 2011 une concession portuaire alors qu'il était président.

Mardi, Alan Garcia avait déclaré que cette fois il ne se cacherait pas et ne demanderait pas d'asile.

Il avait tenté sans succès de quitter le Pérou en 2018 en demandant l'asile à l'Uruguay après être demeuré 16 jours dans l'ambassade de ce pays à Lima. Montevideo avait rejeté sa demande après examen de son dossier.

Ces dernières semaines, l'ancien dirigeant avait multiplié les démentis affirmant « qu'il n'existait aucune dénonciation, aucune preuve, ni aucun transfert d'argent qui le lie à l'entreprise Odebrecht ou à un de ses chantiers ».

Alan Garcia a gouverné le Pérou de 1985 à 1990 et ensuite de 2006 à 2011.

Avec les informations de BBC, et Reuters

Amériques

International