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Abdirahman Abdi n’était pas agressif durant son arrestation, selon un témoin

Une photo d'Abdirahman Abdi, à gauche, et du policier Daniel Montsion, à droite.
Le policier Daniel Montsion a plaidé non coupable à des accusations d'homicide involontaire, d’agression armée et de voies de fait graves relativement à la mort d'Abdirahman Abdi. Photo: CBC
Radio-Canada

Abdirahman Abdi était évasif, mais pas agressif envers les policiers avant qu'il ne perde conscience durant son arrestation musclée, selon ce qu'un témoin a indiqué, mardi, au procès du policier Daniel Montsion, accusé d'homicide involontaire.

Wendy Dunford est le premier témoin de la Couronne à affirmer avoir vu M. Abdi tenter d’éviter les policiers pour ensuite être frappé à plusieurs reprises à la tête et au corps avant qu’il ne cesse de bouger.

La victime de 37 ans a par la suite rendu l’âme à l’hôpital au lendemain de son arrestation.

Le policier Daniel Montsion a plaidé non coupable à des accusations d'homicide involontaire et d'agression armée, notamment, en lien avec la mort d'Abdirahman Abdi.

Je n'ai jamais vu M. Abdi faire de mouvement agressif envers les policiers, a soutenu Mme Dunford devant le juge, ajoutant qu'il n'était pas docile.

Abdi traînait un tapis de caoutchouc

Mme Dunford et son mari se dirigeaient vers leur résidence après une course lorsqu'ils ont vu M. Abdi courir dans la rue Wellington Ouest, vers la rue Hilda.

Il traînait avec lui un tapis de caoutchouc 13,6 kilos qui sert à retenir les panneaux de signalisation temporaires lors de travaux.

La témoin a affirmé que M. Abdi était suivi par des policiers qui le sommaient de s'arrêter.

Sur l'image, on peut voir un policier frapper un homme debout.Le juge au procès du policier ottavien Daniel Montsion, accusé de l'homicide involontaire d'Abdirahman Abdi, a accepté une requête des médias qui demandaient d'avoir accès à la vidéo de surveillance de l'intervention policière. Photo : Capture d'écran d'une vidéo de surveillance

Le policier Dave Weir tentait d'atteindre Abdirahman Abdi avec son bâton, mais ce dernier l'en empêchait en utilisant le tapis comme bouclier.

Mme Dunford a raconté avoir vu la victime atteindre la porte de son immeuble et se faire frapper à l'aide d'un bâton à de multiples reprises par l'agent Weir. Selon la témoin, qui se trouvait à une quarantaine de mètres de l'affrontement, M. Abdi ne semblait pas riposter.

Des coups de poing « excessifs »

C'est peu de temps après cela que l'agent Daniel Montsion est arrivé sur les lieux, a témoigné Wendy Dunford.

Elle a indiqué au procureur de la Couronne, Phillip Perlmutter, qu'elle n'a pas vu l'agent Montsion s'arrêter avant se s'impliquer dans l'altercation entre l'agent Weir et Abdirahman Abdi.

Elle a soutenu que Daniel Montsion a frappé la victime entre cinq et 10 fois à la tête et au cou, bien que les vidéos de surveillance soumis en preuve montrent que l'agent Montsion ne l'aurait frappé qu'à deux reprises.

Après les coups, M. Abdi est tombé au sol et Mme Dunford n'a pas été en mesure de voir la suite des événements.

Pour sa part, l'avocat de la défense Solomon Friedman a demandé à la témoin si elle trouvait que la violence était excessive. Étant donné que M. Abdi n'avait pas montré de signe d'agressivité, qu'il n'était pas armé et plus ou moins pris le dos au mur, oui, a répondu Mme Dunford.

Le témoignage de Wendy Dunford se poursuit mercredi.

Avec les informations de Laura Osman

Procès et poursuites

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