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La STQ achète le Saaremaa comme relève du F.-A.-Gauthier

Des voitures qui sortent d'un bateau
Le Saaremaa Photo: Société des traversiers du Québec
Joane Bérubé
Laurie Dufresne

La Société des traversiers du Québec (STQ) est sur le point de conclure la transaction pour acquérir un nouveau traversier, le Saaremaa. Le président de la STQ, Stéphane Lafaut, indique que le nouveau bateau sera en service à la traverse Matane-Baie-Comeau-Godbout à la fin juillet.

Une offre d'achat conditionnelle de 25,7 millions d'euros, soit près de 39 millions de dollars canadiens, a été déposée par laSTQ.

Des représentants de la STQ sont présentement en Allemagne pour finaliser les détails de l'entente. La Société s’attend à ce que son offre soit acceptée au cours des prochains jours.

Le navire, construit en 2010 et d’une capacité de 600 passagers et de 150 véhicules, est actuellement ancré au port de Cuxhaven, dans le nord de l’Allemagne.

La STQ assure que le navire, un ancien traversier affecté en mer du Nord, répondra aux besoins et particularités de la traverse Matane–Côte-Nord, la plus importante du réseau, mais aussi celle qui présente les conditions hivernales les plus sévères.

On achète quand même un navire qui a subi des réparations importantes et qui a subi des inspections importantes.

Stephane Lafaut, PDG par intérim de la STQ

Mettre les bouchées doubles

Stéphane Lafaut souligne qu’il comprend le sentiment d’urgence des citoyens de la Gaspésie et de la Côte-Nord, dont le traversier principal, le F.-A.-Gauthier, est en cale sèche depuis janvier dernier pour d’importants problèmes de propulsion.

Les pourparlers pour l'achat de ce navire étaient en cours depuis le début de l'hiver.

Le PDG indique que la collision survenue en Allemagne le 27 mars dernier entre le Saaremaa et un cargo a retardé le processus d’acquisition de deux semaines. Il assure que toutes les réparations nécessaires ont été effectuées.

Le Saaremaa au port de Cuxhaven  Le Saaremma au port de Cuxhaven en attendre d'être réparé. Photo : Crédit : Ulrich Rohde/CN

Tout sera fait, assure-t-il, pour que le navire puisse desservir la clientèle de la traverse Matane–Baie-Comeau–Godbout le plus rapidement possible.

Le Saaremaa pourrait entamer la traversée de l’Atlantique dès la semaine prochaine.

Ce voyage d’un mois, non sans risque pour ce type de navire, sera sous la responsabilité du vendeur. Une équipe de la STQ sera à bord pour se familiariser avec la manoeuvrabilité du navire.

L’arrivée de la nouvelle acquisition de la STQ est prévue pour la mi-mai, à Québec.

Stéphane Lafaut donne ensuite huit semaines à son équipe pour rendre le navire conforme aux normes de navigation en eaux canadiennes, au lieu des trois mois habituellement nécessaires.

Il faudra effectivement dédouaner le navire et régler tous les détails administratifs pour qu’il puisse battre pavillon canadien.

Ces travaux, ainsi que ceux pour rendre le Saaremaa conforme aux normes canadiennes, soit notamment des modifications aux sorties de secours, aux systèmes d’incendie et de navigation, devraient s’étirer sur quelques semaines.

Parallèlement, la STQ entreprendra la formation de l’équipage.

Une question de glaces

Le Saaremaa devrait avoir une vitesse de croisière de 15 nœuds et devrait donc être un peu plus lent que le F.-A.-Gauthier. Le bateau de relève est équipé des mêmes propulseurs que le F.-A.-Gauthier, construit il y a à peine quatre ans, qui a dû être retiré du service justement en raison de problèmes de propulsion.

Benoit Cormier, directeur technique de la STQ, a défendu le choix d’un navire équipé de propulseurs azimutaux pour circuler dans les glaces. Je vous rappelle, a-t-il souligné lors de la conférence de presse, qu’il y a quelques mois, l’Amundsen a pris une journée pour sortir des glaces du port de Matane. On parle ici d’un brise-glace.

Un navire jumeau du Saarema, le Qajaq W, assure maintenant la liaison entre Blanc-Sablon et Terre-Neuve. Le bateau a effectivement éprouvé certaines difficultés à naviguer cet hiver dans les glaces du détroit de Belle-Isle.

Le point sur le F.-A.-Gauthier

D’après Stéphane Lafaut, les pièces pour un des propulseurs sont déjà à la disposition de la STQ. Un second propulseur a été commandé.

La Société n’a toujours pas réussi à déterminer la ou les causes possibles de la défectuosité. Des tests supplémentaires devront vraisemblablement se faire en Europe, précise M. Lafaut.

Photo : Radio-Canada

Le PDG de la STQ indique que l’échéancier pour le retour en poste du F.-A.-Gauthier est toujours la fin du mois d’août. Il ajoute par contre que la Société prendra le temps qu’il faudra pour assurer la stabilité du service. Nous allons avoir à Matane, relève-t-il, un navire de la même capacité que le F.-A.-Gauthier, ce qui nous donne une sécurité accrue.

Le président de la STQ a refusé de préciser le montant de la facture de l’ensemble des problèmes survenus depuis la mise hors service du F.-A.-Gauthier en décembre dernier.

Bas-Saint-Laurent

Transports