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Vision zéro : le conseil de Trois-Rivières dit avoir entendu les citoyens

Un homme se tient derrière un bureau, il fait une présentation avec des images projetées sur une toile dans une salle de conseil municipal.
C'est le conseiller du district des Rivières, Claude Ferron, qui a présenté la réflexion du conseil municipal sur une approche systémique de la sécurité routière. Photo: Radio-Canada / Jérôme Roy
Jérôme Roy

Même s'il dit conserver la philosophie derrière son controversé projet Vision zéro, le conseil municipal de Trois-Rivières modifie tout de même son approche en matière de sécurité routière « systémique ».

Principal sujet de controverse depuis le début du projet, l’idée d’imposer une limite de vitesse à 40 km/h dans toutes les rues résidentielles et collectrices de la ville est définitivement abandonnée.

Mardi, lors de sa séance ordinaire, le conseil municipal a présenté ses réflexions sur son projet Vision zéro.

Dans leur démarche, les conseillers disent s’être basés sur les deux journées de consultation publiques consacrées à Vision zéro, à partir desquelles la Démarche des premiers quartiers de Trois-Rivières a émis des recommandations.

Quatre constats

Plus de cinq mois après avoir adopté le projet Vision zéro, les conseillers disent tirer quatre constats de la controverse qui a suivi.

Ils souhaitent désormais mieux informer et mieux impliquer les citoyens dans les démarches liées à la sécurité routière; y aller de projets pilotes dans des secteurs ciblés pour réduire les limites de vitesse; faire appliquer avec plus de clarté et de fermeté les règles déjà existantes; et gérer l’implantation de nouvelles mesures ou installations de façon progressive afin d’absorber les coûts qui y seront reliés.

Dix axes d’intervention

De ces constats du conseil municipal de Trois-Rivières découlent dix axes d’intervention.

Le conseil municipal souhaite cibler les écoles pour les rendre sécuritaires avec des corridors permettant aux enfants d'être en mouvement, cibler les endroits fréquentés par les aînés pour leur permettre de se déplacement de façon active et permettre aux milieux de s’offrir des quartiers conviviaux.

Si les mesures pour réduire la vitesse sont toujours présentes dans les axes d’intervention du conseil, celui-ci entend aussi accroître la surveillance policière et sensibiliser la population à l'importance de la sécurité routière.

L’hiver, le conseil municipal veut accroître la sécurité des piétons sur les trottoirs et celle des automobilistes en analysant le déneigement des rues de la ville.

Finalement, l’outil Trois-Rivières 311 pourrait accueillir les signalements des citoyens en matière de sécurité routière.

Chargé de présenter ces réflexions au public, le conseiller du district des Rivières Claude Ferron précise qu’il s’agit d’une réflexion et que le conseil souhaite désormais implanter Vision zéro par l'intermédiaire de projets pilotes.

 Avant d’appliquer une mesure à l’ensemble de la ville, on va vraiment y aller par projets pilotes. On va le vivre sur plusieurs années. Ça va être un déploiement qui va être excessivement graduel et échelonné dans le temps , promet M. Ferron.

Les moyens de mobilisation des citoyens ne sont pas précis pour l’instant. La Ville attend d’obtenir les résultats d’une étude d'ingénieurs qu’elle a commandée sur la question avant de se lancer dans les projets pilotes.

Estimant qu’un plan d’action final pourrait être élaboré « d’ici un an ou deux », M. Ferron est certain que les projets développés dans l’esprit de Vision zéro auront le potentiel de créer un important effet d’entraînement.

Toujours contesté

Un citoyen n’a pas hésité à manifester son mécontentement face à la réflexion lors de la période de questions de la séance ordinaire du conseil municipal, mardi soir.

Instigateur du mouvement Trifluviens contre Vision zéro, Stéphane Guay aurait préféré que soit déchirée la controversée résolution adoptée le 6 novembre dernier.

Un homme vêtu en noir parle derrière un micro au conseil municipal.Instigateur du mouvement Trifluviens contre Vision zéro, Stéphane Guay maintient son opposition au projet de la Ville. Photo : Radio-Canada / Jérôme Roy

On n’est pas obligés de mettre un carcan Vision zéro pour faire de la sécurité routière!

Stéphane Guay, instigateur du mouvement Trifluviens contre Vision zéro

Selon lui, le conseil municipal fait une mauvaise lecture de l’opinion publique et devrait carrément rejeter le concept de Vision zéro. L’abandon du projet d’imposer la limite de vitesse à 40 km/h et l’ajout de l’implication citoyenne ne sont pas suffisants, estime-t-il.

Il entend déposer une pétition d’environ 4000 noms pour faire valoir son point de vue.

Pour sa part, Claude Ferron se dit déçu de la contestation, mais assure que le conseil municipal ira de l’avant.

Mauricie et Centre du Québec

Politique municipale