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Plus de sécurité demandée pour une école de Thunder Bay

Une femme tenant un micro au milieu d'une foule.
Une des nombreuses personnes qui ont partagé leurs inquiétudes lors d'une rencontre publique mardi soir Photo: Radio-Canada / Miguel Lachance
Miguel Lachance

Des parents d'élèves fréquentant l'École secondaire Hammarskjold, qui a été la cible de menaces 14 fois en 9 semaines, souhaitent la mise en place de mesures permettant de maintenir l'école ouverte en assurant la sécurité de tous. Les menaces anonymes ont entraîné à maintes reprises la fermeture de l'établissement de Thunder Bay, dans le Nord-Ouest de l'Ontario.

Cette demande a été formulée par plusieurs participants à une rencontre organisée mardi soir par le conseil d’école dans le but de partager de l’information et de recueillir les questions de la communauté pour le Conseil scolaire Lakehead et la police.

On devrait faire à l’école la même chose que pour la sécurité dans les aéroports, a affirmé une participante. Fouiller les jeunes, vérifier tous les sacs, de telle façon que lorsque les menaces arrivent, on peut se dire “C’est non fondé, continuons notre journée comme d’habitude”.

Selon ce qui a été rapporté par une membre du conseil d’école, les menaces ne surviennent pas toujours à la même heure. Parfois, c’est très tôt le matin, mais d’autres fois c’est juste avant le début des classes.

Une autre mère a fait remarquer que depuis le début de la semaine, les confinements préventifs dans d’autres écoles ont été levés vers 9 h 30, avant même le début des cours à l’École Hammarskjold.

Elle se demande pourquoi on ne permet pas aux élèves d’aller à l’école une fois qu’on s’est assuré qu’il n’y a pas de danger, surtout aussi tôt dans la journée.

Le directeur de l’école, Derek DiBlasio, devait initialement participer à la rencontre, mais il a été convoqué à une réunion par le conseil scolaire.

Selon la présidente du conseil d’école, Cheri Lappage, l’un des sujets abordés lors de cette réunion tenue au même moment était la possibilité de donner les cours dans d’autres écoles ou bâtiments ailleurs dans la ville.

Une femme tenant un micro devant des gens assis.Dès le début de la période de questions, la présidente du conseil d’école, Cheri Lappage, a admis ne pas avoir beaucoup de réponses, mais elle relaiera les inquiétudes et interrogations de la communauté au conseil scolaire. Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

Les parents et les élèves, surtout ceux de 12e année sur le point d’obtenir leur diplôme, s’inquiètent des effets des fermetures répétées sur leur demande d’admission au collège ou à l'université.

M. DiBlasio, dans une lettre lue par une membre du conseil d’école, a indiqué qu’il était en communication avec les collèges et universités de la province et qu’une prolongation de deux semaines avait déjà été accordée pour l’envoi des notes, avec la possibilité de repousser davantage l’échéance.

Le directeur a ajouté que les établissements postsecondaires de l’extérieur de la province seront aussi contactés.

Une rencontre d’information organisée par le conseil scolaire et la police, qui a dû être annulée jeudi dernier en raison d’une menace, aura lieu dans un avenir rapproché, selon la présidente du conseil d’école.

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