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À Shippagan, plus de la moitié des étudiants profitaient du programme d'aide financière

une étudiante découragée, devant ses livres

La moitié des étudiants du campus de Shippagan de l'Université de Moncton devront trouver une nouvelle façon de financer leurs études postsecondaires.

Photo : iStock

Anaïs Brasier

Les jeunes de la Péninsule acadienne sont ceux qui bénéficient le plus du programme de gratuité des études postsecondaires pour les étudiants à revenu modeste, dont le gouvernement a annoncé la fin la semaine dernière. Au campus de Shippagan de l'Université de Moncton, plus d'un étudiant sur deux en a profité en 2017-2018.

La fin de la gratuité des études postsecondaires pour les étudiants à revenus modestes, instaurée par l'ancien gouvernement libéral, touche particulièrement les étudiants de la Péninsule acadienne, assure le député libéral Keith Chiasson, et les statistiques le confirment.

Plus de la moitié des étudiants du campus de Shippagan de l’Université de Moncton (51 %) ont profité de ce programme en 2017-2018.

Pour nous dans le nord de la province ça signifie une tout autre chose que dans le sud ou dans l’ouest, lance Samuel Haché, président de l’Association étudiante de l’Université de Moncton, campus de Shippagan. Ça restreint l’option du postsecondaire pour certains étudiants [en raison] du contexte économique différent.

Ils sont en train de priver certains étudiants de l’éducation postsecondaire.

Samuel Haché, président sortant de l’Association étudiante de l’Université de Moncton, campus de Shippagan<br>

Ces chiffres ont été fournis par le ministère de l'Éducation postsecondaire du Nouveau-Brunswick. L'Université de Moncton a toutefois des chiffres différents.

Selon le directeur des communications de l'institution, Marc Angers, 58,9 % des étudiants du campus de Shippagan ont profité de ce programme en 2017-2018, 56,6 % au campus d'Edmundston et 49 % au campus de Moncton.

Par ailleurs, le nouveau financement pour les institutions privées ne fera qu’accentuer le creux qui se créera entre le nord et le sud de la province, selon Keith Chiasson. C'est une décision qui va surtout favoriser les gens du sud. Le fait qu'ils ont ouvert la porte aux institutions privées ça démontre clairement ça, il faut se rappeler qu'il y a 45 institutions privées dans la province, la majorité sont dans le sud.

Les universités unissent leurs voix contre le gouvernement

Mardi matin, la Fédération des étudiantes et des étudiants du Campus universitaire de Moncton (FÉÉCUM), l’Association générale des étudiantes et des étudiants de l’Université de Moncton, campus d’Edmundston (AGÉÉUMCE), l’Association étudiante de l’Université de Moncton, Campus de Shippagan (AÉUMCS), et l’Alliance des étudiants du Nouveau-Brunswick (AENB) ont envoyé un communiqué conjoint pour demander au ministre Trevor Holder de revenir sur les compressions annoncées en éducation postsecondaire le 9 avril dernier et exprimer leur mécontentement à l’idée d’inclure les universités privées parmi les bénéficiaires de la Bourse renouvelée pour les frais de scolarité.

Plus tard dans la journée, des étudiants se sont massés devant l’Assemblée législative à Fredericton pour dénoncer les réductions de bourses aux étudiants de familles à revenu modeste.

Des étudiants avec des pancartes.

Des dizaines d'étudiants se sont rassemblés mardi après-midi à Fredericton pour exprimer leur mécontentement et demander au gouvernement de revenir sur sa décision.

Photo : Radio-Canada

J'ai quand même besoin d'avoir un prêt étudiant parce que mes parents ne peuvent pas payer pour moi, pour mon logement, pour mon manger, expliquait Jamila Plant, étudiante à l’Université du Nouveau-Brunswick qui participait à la manifestation. Donc j'ai quand même des dettes, mais sans payer mes frais ça m'a enlevé environ 7000 $.

Avec des informations de Michel Corriveau

Nouveau-Brunswick

Éducation