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Le ministre de l'Environnement se défend de « désavouer » le tramway

Esquisse du réseau structurant de transport en commun de la Ville de Québec
La ligne de tramway se rendra jusqu’au secteur Louis XIV, dans le nord de la ville. Photo: Ville de Québec
Louise Boisvert

Le ministre de l'Environnement, Benoit Charette, a voulu se montrer rassurant, mardi, à la suite de la décision de son ministère de demander à la Ville de Québec de faire une étude comparative des modes de transport pour son projet de réseau structurant. L'objectif est d'abord de répondre aux préoccupations des citoyens.

Il s'agit d'une demande du ministère de l'Environnement découlant de la consultation publique qui s'est déroulée cet hiver.

Dans le cadre du processus d'évaluation environnementale, auquel le projet de tramway est soumis, le Ministère demande à la Ville de Québec de « comparer les différentes alternatives envisagées et de détailler les raisons soutenant le choix de la solution retenue. Les alternatives doivent inclure le métro et le monorail », peut-on lire dans le document remis à l'administration Labeaume.

« Ce n'est pas une prise de position en faveur du métro », s'est défendu le ministre de l'Environnement lors d'une mêlée de presse à l'Assemblée nationale. Benoit Charette ajoute que son gouvernement ne demande pas d'envisager la construction d'un métro.

Benoit Charette s'exprimant lors d'une conférence de presse.Benoit Charette, ministre de l'Environnement Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Il rappelle que les sommes pour le projet de tramway sont déjà réservées. Il s'agit plutôt d'une procédure administrative pour rassurer les citoyens. « Il appartient à la Ville de le faire », affirme-t-il.

Ce n'est pas une étude comparative exhaustive qui est demandée. Tout ce que l'on demande à la municipalité, c'est de savoir répondre aux questions des citoyens.

Benoit Charette, minitre de l'Environnement

Le Ministère a reçu 144 commentaires lors de la consultation publique. Le mode de transport arrive en haut de la liste des préoccupations.

Le ministre Charette ne croit pas que cette demande va retarder la réalisation du projet.

Démarche sérieuse

« C'est un pas dans la bonne direction  », s'est exclamé le chef de Québec 21, en point de presse mardi, qualifiant la demande du ministère de l'Environnement de tout à fait «  logique et légitime  ».

Jean-François Gosselin plaide depuis des mois pour que la municipalité fasse cet exercice. Il reproche à l'administration Labeaume de rire des citoyens dans ce dossier.

De gauche à droite : les conseillers de Québec 21 Patrick Paquet, Jean-François Gosselin et Stevens Mélançon s’adressent aux journalistes lors d’une mêlée de  presse à l’hôtel de ville de Québec.Le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin (au centre), demande au gouvernement Legault de mettre le projet de tramway sur la glace durant la réalisation de l’étude. Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

L'opposition officielle à l'hôtel de ville de Québec profite de cette exigence du Ministère pour réclamer encore une fois une étude des besoins.

Le chef Jean-François Gosselin a envoyé une lettre au ministre de l'Environnement et au premier ministre, François Legault, pour les inviter à mettre le projet de tramway sur la glace le temps que l'étude soit complétée.

Son collègue, le conseiller Stevens Mélançon, craint que la Ville ne soit pas suffisamment sérieuse dans sa démarche.

« Il faut absolument que ce soit une firme indépendante qui fasse l'analyse. » Il ajoute : « Ce n'est certainement pas l'équipe du Réseau structurant de transport en commun qui doit la faire. Ça, c'est clair et précis. »

Étude indépendante

Un avis partagé aussi par les membres du collectif J'y vais en métro qui milite depuis des mois pour que la Ville envisage la possibilité de construire un métro au lieu d'un tramway.

« Les résultats de l'étude seraient plus convaincants ainsi » selon Karl Patrice Dupuis, porte-parole du collectif. « Ils sont partisans d'une option! » explique-t-il.

Le collectif accueille avec « bonheur » la démarche annoncée par le ministère de l'Environnement. « On veut juste que les 3,3 milliards pour le projet soient utilisés de la meilleure façon », insiste le porte-parole.

L'idée est d'avoir le meilleur projet structurant possible.

Québec

Transport en commun