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Conflit à Saint-Ambroise : la ministre Laforest surveille la situation de près

La façade de l'hôtel de ville de Saint-Ambroise
Une partie de la population de Saint-Ambroise réclame la démission des membres du conseil municipal, mais la ministre Andrée Laforest n'a pas l'intention d'intervenir pour l'instant. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Malgré la démission d'un troisième élu au conseil de ville de Saint-Ambroise et le climat tendu qui prévaut à l'hôtel de ville, la ministre des Affaires municipales et de l'Habitation (MAMH), Andrée Laforest, n'a pas l'intention d'intervenir.

Avec quatre élus, le conseil a toujours quorum.

On ne peut pas déloger un conseil municipal du jour au lendemain. C’est certain que si un autre élu démissionne, la Commission municipale va arriver avec une administration provisoire dans ce dossier. J'espère qu’on va passer à un climat plus sain à Saint-Ambroise parce que ce n'est pas normal d'avoir des démissions comme ça. Je vais laisser le travail se faire, mais ceci étant dit, on accompagne vraiment la municipalité depuis un an et demi, a fait valoir la ministre.

La mairesse Monique Gagnon et la conseillère Nancy Larouche ont claqué la porte le 19 mars dernier. Lundi soir, la directrice générale par intérim de la municipalité a aussi confirmé avoir reçu la démission du conseiller du district 4, Richard Labbée, qui a invoqué le climat malsain et des divergences d’opinions pour expliquer sa décision.

Le manque de transparence allégué, l’indemnité de départ remise à l'ancien directeur général, les sommes investies dans le service de sécurité incendie et l'augmentation de 13 % du compte de taxes seraient à l'origine des tensions autour de la table du conseil. Ces tensions auraient gagné la population.

Pétition

Lundi soir, Denis Tremblay, un citoyen de Saint-Ambroise, a déposé une pétition signée par 125 contribuables réclamant la démission des élus restants.

Il y a un climat qui n’est pas un climat de confiance. Les gens ne se sentent pas à l’aise de travailler. Il y a un climat de suspicion et c’est malheureux. Un conseil municipal doit travailler en collégialité et en collaboration. Sans ça, c’est difficile de faire avancer les choses.

Denis Tremblay, citoyen de Saint-Ambroise

Le signataire de la pétition ne veut pas jeter le blâme sur des individus en particulier, mais il croit qu’un malaise persiste, ce qui nuit à la saine gestion de la municipalité.

Les signataires de la pétition croient que le contexte complique l'embauche d'un nouveau DG. Deux candidats se sont désistés et un nouvel appel de candidatures doit être publié.

Refus de démissionner

Élu en novembre 2017, le maire suppléant, Nicholas Tremblay, n’a pas l’intention d’acquiescer à la demande des citoyens qui réclament la refonte complète du conseil.

Si le ministère des Affaires municipales nous disait qu’il faut aller en élections, on le ferait. Mais ce matin, la municipalité est entièrement fonctionnelle. On a quorum, on a une directrice générale qui fait avancer nos dossiers. Autour de la table, on a l’impression que les dossiers avancent bien, note Nicholas Tremblay.

Le maire suppléant croit que le style de gestion du nouveau conseil et certains efforts de redressement ont bousculé les habitudes à Saint-Ambroise.

Des gens mécontents assis dans la salle du conseil de Saint-Ambroise. Un nombre record de citoyens s'est présenté à l'hôtel de ville de Saint-Ambroise du 15 avril dernier dans le but de réclamer du changement. Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon

Il convient qu’un « clivage naturel » s’est creusé après le scrutin de 2017, alors que trois conseillers avaient leur propre vision des choses.

Ça va bien à Saint-Ambroise. Oui, il y a des changements, mais ces changements ont toujours été faits avec le citoyen en tête. Ç’a toujours été notre prémisse de travail, enchaîne-t-il.

Nicholas Tremblay affirme que les termes du contrat de l’ancien DG ont été respectés et que la Municipalité a agi dans le respect des directives émises par le service des affaires juridiques. Les montants de la prime n’ont donc pas à être dévoilés.

Quant au service de sécurité incendie, le maire suppléant rappelle qu’il était nécessaire d’investir pour assurer la sécurité des citoyens et éviter des poursuites.

Des élections partielles devraient avoir lieu au début du mois de juin pour remplacer la mairesse et les deux conseillers démissionnaires.

D’après les informations de Louis Martineau et Mélissa Savoie-Soulières

Saguenay–Lac-St-Jean

Affaires municipales