•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les églises de Québec sont-elles bien protégées contre le feu?

Les églises de Québec sont-elles bien protégées contre le feu?
Louis Gagné

L'incendie qui a lourdement endommagé la cathédrale Notre-Dame de Paris, lundi, met en lumière la vulnérabilité des bâtiments historiques face à la puissance destructrice du feu. Si le risque zéro n'existe pas, certaines églises patrimoniales de la région de Québec résisteraient probablement plus longtemps que l'emblématique cathédrale en cas de sinistre.

La basilique-cathédrale de Québec et la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré ont ceci de particulier qu’elles ont été détruites par le feu la même année, à quelques mois d’intervalles. Cela se passait en 1922. Dans chaque cas, la structure entièrement faite de bois a favorisé la propagation des flammes.

Le recteur de la basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec, Monseigneur Denis Bélanger, explique que le bâtiment a été en grande partie reconstruit avec du béton et de l’acier, des matériaux résistant mieux au feu.

« Toutes les pentes du toit sont en béton armé et le tout est recouvert de bois et de cuivre », indique Mgr Bélanger au cours d’une visite dans l’entretoit de la basilique-cathédrale.

L'entretoit de la basilique-cathédrale de QuébecLe toit en béton de la basilique-cathédrale de Québec est supporté par des poutres en acier. Photo : Radio-Canada

La structure est à ce point jugée résistante que la compagnie d’assurances n’a pas exigé l’installation de gicleurs, confie le recteur.

Il pourrait y avoir, peut-être, de petits incidents très locaux, mais on ne risque pas une catastrophe incontrôlable parce que c’est très protégé.

Mgr Denis Bélanger, recteur de la basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec

Limiter les dégâts

La basilique Sainte-Anne-de-Beaupré a elle aussi été reconstruite à l’aide de béton et d’acier. Ces matériaux ont permis de limiter les dégâts provoqués par un incendie qui s’est déclaré dans la toiture à l’été 2003.

Photographie en noir et blanc de la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré après l’incendie du 29 mars 1922.  On aperçoit la façade de pierre, qui est lourdement endommagée. Les deux clochers ont été détruits.La basilique Sainte-Anne-de-Beaupré avait été détruite par un incendie en 1922. Photo : Radio-Canada

« La basilique est faite de béton et de structures d’acier recouvertes de bois. C’est pour ça que notre intervention, en 2003, a été limitée à l’extérieur du bâtiment. Les flammes ne sont jamais rentrées », raconte René Morel, directeur du service incendie de la Ville de Sainte-Anne-de-Beaupré.

On n’a pas eu de dégâts à l’intérieur, mais si ça avait été du bois, ça aurait flambé beaucoup plus que ça.

René Morel, directeur du service incendie de la Ville de Sainte-Anne-de-Beaupré

Si la « nouvelle » basilique résiste mieux aux flammes, sa structure imposante risque de donner du fil à retordre aux pompiers en cas d’incendie. René Morel mentionne que les échelles des camions de son service ne permettent pas d’atteindre les flammes passée une certaine hauteur.

Des pompiers combattent un incendie sur le toit de la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré.En 2003, des travaux de soudure avaient déclenché un incendie à la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré, près de Québec. Photo : Radio-Canada

Entraide

En cas de besoin, Sainte-Anne-de-Beaupré peut demander l’intervention des pompiers de Québec, dont les camions sont munis d’une échelle plus longue.

Si cela ne suffit pas, elle peut faire appel aux services d’une compagnie de location de grue. La Ville a également des ententes d’assistance avec les municipalités avoisinantes.

« À venir jusqu’à date, il n’y a pas de problème. S’il arrivait de quoi aujourd’hui, tout dépendant de l’ampleur puis de la situation, bien on ferait venir les équipements dont on aurait besoin pour le combat de l’incendie », assure René Morel.

Avec la collaboration d'Olivier Lemieux

Québec

Croyances et religions