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Parler français avec confiance : des jeunes s’impliquent

Deux jeunes femmes aux cheveux longs et souriantes posent pour la photo.
Cloé Robert, à gauche, et Geneviève Poitras, à droite, siègent avec trois autres jeunes au comité sur la sécurité linguistique de la Colombie-Britannique. Photo: Conseil jeunesse francophone de la C.-B.
Saïda Ouchaou

Pourquoi certains francophones sont-ils gênés de s'exprimer en français? Cinq jeunes du Conseil jeunesse francophone de la Colombie-Britannique vont se pencher sur cette question.

Geneviève Poitras et Cloé Robert sont membres du nouveau comité sur « l’(in)sécurité linguistique ». Leurs expériences les poussent à s’impliquer pour soutenir d’autres jeunes francophones en situation minoritaire à dépasser les préjugés et à avoir davantage confiance en leur capacité à parler français.

Cloé Robert est née en Colombie-Britannique dans une famille québécoise. Son environnement familial lui permet d’avoir un bon niveau de français, confie-t-elle.

Cependant, l'élève en 11e année dans un programme du Conseil scolaire francophone, à Penticton, fait remarquer que, pour poursuivre ses études secondaires au CSF, elle a dû se rendre dans une école anglophone. Elle précise qu'une fois, en 12e année, un seul cours lui sera enseigné en français.

Les gens pensent qu’il n’y a qu’un bon français ou des bons français. Donc, si tu as l’accent français ou l’accent québécois.

Cloé Robert, 11e année , Penticton

« Si tu as l’accent anglophone ou si tu mets des mots en anglais, les gens pensent en nous entendant que nous ne sommes pas des francophones », ajoute Cloé.

Elle souhaite voir les mentalités changer. Selon elle, les jeunes francophones en milieu minoritaire ont leurs propres accents, qui reflètent les communautés.

« C’est un enjeu qui me touche vraiment »

Geneviève Poitras est née au Manitoba. Elle est en 10e année à l’École André-Piolat, à North Vancouver. Elle se souvient que, lorsque sa famille s’est installée en Colombie-Britannique, son accent a fait l’objet de beaucoup de commentaires.

En faisant partie du comité sur la sécurité linguistique, je peux avoir de la confiance et parler de mes expériences.

Geneviève Poitras, 10e année, North Vancouver

Le groupe est supervisé par Suzanne Robillard, doctorante au laboratoire de sociolinguistique de l’Université d’Ottawa. La première mission du comité est de créer des ateliers qui permettront de sensibiliser les enseignants, les parents ainsi que d’autres membres de la communauté francophone en Colombie-Britannique à « l’(in)sécurité linguistique ».

Les jeunes participeront au Symposium sur la sécurité linguistique, qui se déroulera à Ottawa les 3 et 4 mai prochain. Organisé par la Fédération jeunesse canadienne-française, c’est un des volets de la stratégie nationale pour la sécurité linguistique.

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