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Les francophones de la région de York célèbrent les 25 ans de l’AFRY

Une dame enseigne à des tout-petits

L’Oasis des petits, un projet pilote temporaire en 2017, a mené à l’ouverture d’un premier centre ON y va dans la région de York.

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Ratel

Marie-Hélène Ratel

L'Association des francophones de la région de York a mené, au fil des ans, à une plus grande offre de services en français dans la région, notamment dans les domaines de la petite enfance et de la jeunesse.

Créée en 1994 par un groupe de parents bénévoles désireux d’organiser des activités sociales et de faire rayonner leur culture, l’Association des francophones de la région de York a désormais une dizaine d’employés.

On a commencé tout petit, avec des soupers spaghettis bénévoles où tout le monde apportait son vin et ses pâtes.

Nadia Martins, directrice générale de l’AFRY
La directrice générale de l'Association des francophones de la région de York, Nadia Martins

La directrice générale de l'Association des francophones de la région de York, Nadia Martins

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Ratel

Un long chemin a été parcouru, entre la mise sur pied de camps de vacances, l’ouverture d’un plus grand nombre de garderies francophones et la désignation de Markham en 2015, en vertu de la Loi sur les services en français.

L’AFRY célèbre ses 25 ans lors de son assemblée générale annuelle ce jeudi dès 18 h au centre de réception Oakview, à Richmond Hill

Une première désignation officielle

Nicky Rauzon-Wright, l’une des fondatrices de l’AFRY, avoue avec humour que lors de son arrivée dans la région de York il y a 32 ans, elle n’aurait jamais cru que l’une des municipalités serait un jour désignée et que les bureaux provinciaux devraient tous offrir des services en français.

J’aurais eu une crise de fou rire incroyable en disant : voyons donc, ça va prendre deux siècles avant que ça arrive, confie-t-elle.

Mais ce qui a mené à ces succès selon elle, c’est la persévérance de la communauté qui doit continuer à se fixer des objectifs atteignables pour faire avancer la francophonie.

J’espère que la communauté francophone de la région de York va devenir l’exemple à suivre.

Nicky Rauzon-Wright, membre fondatrice de l’AFRY

Si une région tente d’obtenir une désignation officielle, l’ancienne directrice générale de l’AFRY, Mona Babin, recommande de travailler en étroite collaboration avec les politiciens et les membres du public : Il faut que les gens comprennent ce que ça veut dire, une désignation. C’est comme un pays bilingue, il y a des bénéfices.

Elle a été directement impliquée dans le processus alors qu’elle était à la tête de l’AFRY entre 2012 et 2015. Une expérience qu’elle a trouvée très positive.

Les enfants et la jeunesse

Bien que l’AFRY existe depuis 1994, ce n’est que depuis sept ans environ que des services en français sont offerts sous une forme plus structurée. Les services à la famille et pour les jeunes ont été au cœur des priorités.

Cela a commencé avec la mise sur pied de camps de vacances, pour créer un espace de jeu en français, et des possibilités d’emplois d’été pour les étudiants.

C’est ce qui définit notre langue et notre culture : la capacité de travailler dans notre langue maternelle et le plaisir de faire des liens avec d’autres jeunes.

Paul Martial, membre fondateur de l’AFRY

Pour Paul Martial, l’un des 13 membres fondateurs, l’une des plus grandes fiertés est d’avoir créé une structure et un espace où les jeunes peuvent s’amuser en français.

Paul Martial sourit à la caméra

Paul Martial est l'un des 13 membres fondateurs de l'AFRY

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Ratel

Services aux aînés

Un des prochains défis à relever pour l’AFRY sera d’offrir davantage de services aux aînés.

« La population est vieillissante », souligne Paul Martial. Ce dernier aimerait voir la création d’un club pour les personnes de l’âge d’or comme dans la région de Durham, où le centre communautaire francophone L’Amicale organise plusieurs activités pour les aînés.

Nicky Rauzon-Wright ajoute que les aînés francophones devraient pouvoir avoir accès à des soins de santé de longue durée dans leur langue près de chez eux. Je regarde le système de santé et je me demande comment je pourrais avoir accès à des services en français, confie-t-elle.

La population francophone dans York va vieillir et va avoir besoin de plus de services en français. Il va falloir travailler d’arrache-pied dans les 10 prochaines années pour que les hôpitaux soient désignés.

Nicky Rauzon-Wright

La directrice générale Nadia Martins soutient que les services aux aînés sont l’une des priorités de l’organisme qui compte organiser, dans un futur proche, des activités intergénérationnelles.

Toronto

Francophonie