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Un don qui fait chaud au cœur

Hélène Moïse a vu naître quatre petites-filles depuis qu'elle a eu une greffe du cœur.

Photo : Radio-Canada / Catherine Paradis

Catherine Paradis

Comme bien des grands-mères, Hélène Moïse a les larmes aux yeux en regardant des photos de ses petites-filles. Mais elle est probablement l'une de celles qui réalisent le plus sa chance, depuis qu'elle a reçu un nouveau cœur.

La petite dernière a six mois. Je ne peux presque pas m’imaginer que je serais passée à côté de ça. C’est bien précieux.

Hélène Moïse, greffée du cœur

La Semaine du don d’organes coïncide avec le sixième anniversaire de la deuxième vie d’Hélène Moïse.

C’était un samedi à 5 h. C’est sûr que je vais m’en rappeler toute ma vie. Au téléphone, la dame me dit : "On aurait un cœur pour vous, mais il y a des vérifications à faire, donc dans deux heures on vous rappelle". Ces deux heures-là ont été très très longues, se rappelle Mme Moïse.

Depuis l’âge de 37 ans, elle était ralentie par l’insuffisance cardiaque, au point de peiner même à monter à l’étage de sa propre maison.

Hélène Moïse devant l'escalier pour monter à l'étage de sa résidence.

Hélène Moïse peinait à monter les escaliers avant de recevoir une greffe du cœur.

Photo : Radio-Canada / Catherine Paradis

Après avoir vécu avec un stimulateur cardiaque durant 10 ans et un cœur mécanique durant 10 mois, l’opération à cœur ouvert est arrivée comme une bénédiction.

C'est une opération majeure, mais tu arrives là et tu dis : "Yé! Je vais me faire opérer!", c'est quand même spécial, ricane-t-elle.

C’est sûr que j’ai eu une deuxième chance. J'ai eu un organe de quelqu'un d'autre. Je l'ai adopté et j'en prends soin.

Hélène Moïse, greffée du cœur

Hélène Moïse sera éternellement reconnaissante à l’endroit de la famille du donneur et encourage tout le monde à signer sa carte de don d’organes.

Consentement présumé au don d’organes

Quand Mme Moïse a entendu que la Nouvelle-Écosse allait de l’avant avec le don d’organes obligatoire, elle y a vu une bonne nouvelle.

Peu importe le système, le plus important c’est d’en parler à ses proches, qui ont leur mot à dire dans tous les cas, soutient-elle.

Transplant Québec confirme qu’une des choses primordiales dans le don d’organes est le lien de confiance entre les proches d’un défunt et le personnel médical.

Au-delà du consentement, le directeur généal de Transplant Québec, Louis Beaulieu, rappelle aussi que 3 % seulement des personnes qui meurent au Québec peuvent donner leurs organes.

Selon lui, il serait possible de doubler ce nombre si on appliquait certaines méthodes utilisées dans la région.

Il y a des choses qui se passent au Saguenay qui méritent d’être déployées ailleurs.

Louis Beaulieu, directeur généal de Transplant Québec

Il y a un médecin coordonnateur en dons qui mobilise les équipes et qui s’assure de faire de la formation, d’améliorer l’organisation et qui participe à des efforts d’éducation auprès du public. On a vu une augmentation des résultats très importants au Saguenay-Lac-Saint-Jean, explique Louis Beaulieu.

Il reste toutefois beaucoup de travail à faire pour que le personnel médical arrive à détecter les donneurs potentiels.

Saguenay–Lac-St-Jean

Maladie