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En Israël, Nétanyahou vient de s'assurer de demeurer premier ministre

Benyamin Nétanyahou en réunion

Le premier ministre sortant, Benyamin Nétanyahou, a obtenu suffisamment d'appuis pour demeurer à la tête d'un gouvernement de coalition.

Photo : Reuters / Ronen Zvulun

Agence France-Presse

Le premier ministre israélien sortant Benyamin Nétanyahou a reçu mardi les soutiens suffisants pour que le président Reuven Rivlin le charge mercredi de former le prochain gouvernement à la suite des législatives.

M. Rivlin recevra mercredi, en début de soirée, celui à qui il a décidé de confier cette tâche et tous deux s'exprimeront après 20 h, heure locale, a indiqué la présidence.

M. Nétanyahou est assuré d'être investi de cette tâche, sauf coup de tonnerre politique. Il devra alors négocier avec les différents partis un accord de majorité gouvernementale avant d'entamer son cinquième mandat. Les tractations s'annoncent compliquées en raison des exigences et des intérêts contradictoires des membres de sa coalition potentielle.

Pour mener à bien les négociations, M. Nétanyahou a 28 jours qui peuvent éventuellement être prolongés de 14 jours. Dans une déclaration mardi soir devant ses partisans, M. Nétanyahou a salué une « douce » et « historique » victoire, s'engageant à unifier la société après une campagne électorale passionnée.

Je veux que toutes les composantes de la société, juifs et non juifs, soient associées à la grande histoire d'un succès appelé Israël.

Benyamin Nétanyahou, premier ministre sortant

Dans la foulée des élections du 9 avril, le président israélien a consulté à tour de rôle lundi et mardi les représentants de chacun des partis siégeant dans la future Knesset.

Les partis de droite et ultra-orthodoxes représentant une majorité absolue de 65 sièges sur 120 ont recommandé au président le nom de M. Nétanyahou comme prochain premier ministre. Le principal rival de M. Nétanyahou aux élections, Benny Gantz, à la tête d'une liste de centre droit, a reçu des parrainages équivalant à 45 mandats.

M. Nétanyahou, 69 ans, est au pouvoir depuis plus de 10 années consécutives, et 13 années au total en comptant un précédent mandat entre 1996 et 1999. En juillet, il ravirait à David Ben Gourion, père fondateur de l'État d'Israël, le record de longévité à la tête du gouvernement.

Tractations rapides

Il a commencé les discussions en vue du prochain gouvernement le soir même des élections, où son parti, le Likoud, est arrivé en tête à égalité avec la liste de centre droit de M. Gantz, chacun obtenant 35 mandats sur 120, selon des résultats définitifs publiés mardi soir par la commission électorale.

Avigdor Lieberman, chef du parti nationaliste et laïque Israel Beiteinou, a été le dernier à droite à dire son intention de le soutenir.

M. Lieberman a cependant assorti son soutien de ce qui a été présenté comme un ultimatum augurant des difficultés au-devant desquelles va M. Nétanyahou.

M. Lieberman a dit être prêt à siéger dans l'opposition et même à aller jusqu'à de nouvelles élections si une loi sur le service militaire des ultra-orthodoxes n'est pas adoptée telle qu'il l'a proposée quand il était ministre de la Défense dans le précédent gouvernement.

Cette loi annulerait l'exemption systématique de service militaire dont bénéficient des dizaines de milliers d'étudiants des écoles talmudiques. Cette exemption est perçue comme une injustice par une bonne partie de la population.

Nuages à l'horizon

La remise en cause de cette exception est en revanche un chiffon rouge pour les partis ultra-orthodoxes, représentants des 10 % de la population observant strictement les règles du judaïsme.

Or les partis ultra-orthodoxes, forts de 16 sièges dans le prochain Parlement selon les résultats définitifs, ont aussi apporté leur soutien à M. Nétanyahou et sont censés faire partie de la prochaine coalition. Ils ont prévenu M. Nétanyahou qu'ils ne feraient aucune concession à M. Lieberman, a rapporté la presse ultra-orthodoxe.

M. Lieberman avait démissionné en novembre de son poste de ministre de la Défense en raison de ses divergences avec M. Nétanyahou sur Gaza et l'attitude à adopter face au mouvement islamiste palestinien Hamas. Son départ avait laissé M. Nétanyahou avec une majorité minimale, l'incapacité à faire adopter la loi sur le service militaire avait été invoquée pour dissoudre le Parlement et provoquer les élections anticipées de la semaine passée.

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