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Québec solidaire demande un BAPE sur l'usine de biométhanisation

Québec solidaire demande un BAPE sur l'usine de biométhanisation
Radio-Canada

Québec solidaire appuie le Mouvement pour une ville zéro déchet et demande au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) de se pencher sur le projet d'usine de biométhanisation de Québec. Le ministre de l'Environnement a toutefois rejeté cette requête.

Le député de Jean-Lesage, où sera construite l'usine, a fait une sortie publique avec Frédéric Narbonne du Mouvement mardi matin, pour réclamer une meilleure consultation.

« On doit envoyer un signal clair que ce projet-là, on n’y va pas à la sauvette, qu’on a soupesé toutes les options et qu’on fait le meilleur choix pour la gestion des matières résiduelles à Québec », croit Sol Zanetti.

Le projet évalué à près de 125 millions de dollars doit permettre de traiter 182 000 tonnes de résidus alimentaires et de boues municipales par année.

Manque de consultation?

Le Mouvement déplore le manque de consultations de la Ville et demande l’intervention du ministre de l’Environnement dans ce dossier afin d’invoquer un BAPE.

« On veut vraiment qu’une autorité qui n’est pas dépendante de la Ville […] qui va pouvoir être ferme dans les conclusions comme telles. On veut un regard extérieur », souligne Marcel Paré, qui milite aussi au sein du Mouvement.

Le Mouvement pour une ville zéro déchet ne s’oppose pas complètement au projet, mais croit qu’il est beaucoup trop exagéré pour la quantité de matière à traiter.

« On considère qu’il serait préférable de continuer pour la biométhanisation des boues, et que les déchets alimentaires devraient être compostés », affirme Frédéric Narbonne.

Le ministre ferme la porte

Le ministre de l’Environnement Benoit Charrette croit que le projet actuel est nécessaire. Il ajoute qu’il n’est pas assujetti à un BAPE.

« Il y a déjà eu des consultations, des séances d’informations. C’est la procédure prévue. »

Les résidents de Québec produisent trop de déchets organiques pour considérer le compostage, estime le ministre.

La Ville réplique

La conseillère municipale Suzanne Verreault estime pour sa part que les citoyens ont eu plusieurs occasions pour se prononcer.

« Il y a eu une soirée spécifique sur la biométhanisation […] pour venir poser des questions », affirme-t-elle.

La conseillère municipale Suzanne Verreault à l'intérieur de l'hôtel de villeLa conseillère municipale Suzanne Verreault estime que le projet de l'usine de biométhanisation reste la meilleure option pour le traitement des matières organiques à Québec. Photo : Radio-Canada

Suzanne Verreault ajoute qu’elle a invité à trois reprises les membres du Mouvement pour une ville zéro déchet au cours des derniers mois, sans réponse.

Le projet de biométhanisation reste la meilleure solution de toutes celles étudiées, dont le compostage, insiste Mme Verreault.

« Avec la biométhanisation, on s’évite une troisième collecte, qu’on aurait dû faire avec un projet de compostage. »

Suzanne Verrault ajoute que l’usine doit se soumettre à de nombreuses exigences environnementales de la province pour obtenir son permis.

La construction du centre de biométhanisation devrait commencer dans les prochaines semaines.

Québec

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