•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Plus de conflits à prévoir entre ours et humains

Un ours mange des baies.

Les petites baies rouges sont une source de nourriture essentielle pour les grizzlys.

Photo : A. Taylor/Parcs Canada

Tiphanie Roquette

La croissance d'une petite baie rouge pourrait transformer les déplacements des grizzlys et les rapprocher des sites industriels et récréatifs, selon une étude de l'Université de Calgary.

Les ours grizzlys sont friands d’une petite baie rouge, la baie de shépherdie, qui pousse notamment dans les montagnes Rocheuses. Ils se gavent de ce fruit pour prendre du poids avant la longue période d’hibernation.

Un chercheur de l’Université de Calgary, David Laskin, prédit dans une étude que, d’ici 60 ans, la saison de ces baies shépherdie sera plus courte et arrivera avec trois semaines d’avance.

Par conséquent, les ours devront trouver d’autres sources de nourriture avant d’hiberner.

Le grizzly 148 sur le terrain de rugby d'une école de Banff en mai.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le grizzly 148 interrompt une pratique de rugby d'une école secondaire de Banff en mai.

Photo : Lee Garrett

Cela pourrait les amener dans des zones où on ne les a jamais vus et où on ne les attend pas, indique M. Laskin.

Le chercheur remarque que les ours ont déjà été observés dans de nouveaux endroits notamment aux abords des villes.

Une nouvelle méthode

Pour arriver à ce résultat, le chercheur a utilisé les données des satellites thermiques qui survolent l’Alberta pour mesurer l’accumulation de températures dans la zone des montagnes Rocheuses.

En appliquant les modèles de réchauffement climatique, il a pu prédire la variation de température à venir dans cette région et ses effets sur la croissance des baies de shépherdie.

La méthode pourrait cependant être utilisée en temps réel pour mesurer les sources de nourriture disponibles pour les ours et gérer le déplacement des mammifères, croit le chercheur.

Nous pourrions fermer des endroits temporairement pour laisser les ours manger en paix, précise David Laskin.

Une famille de grizzlyAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les grizzlys ont besoin d'un certain pourcentage de masse graisseuse pour se reproduire et élever leurs oursons.

Photo : iStock

Des conséquences potentiellement désastreuses

Le fait que la saison des fruits raccourcit a cependant des conséquences infinies. La floraison des arbustes de shépherdie arrivera plus tôt d’ici la fin du siècle, ce qui pourrait transformer la pollinisation des plantes.

Si le grizzly n’arrive pas à trouver de nouvelles sources de nourriture et à engraisser suffisamment, ses chances de reproduction vont diminuer, prévient M. Laskin.

Son étude a été publiée dans la revue scientifique Nature Climate Change (Nouvelle fenêtre).

Avec les informations de Dave Gilson

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Alberta

Faune et flore