•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’alimentation saine en milieu éloigné : un défi colossal

Des légumes frais dans un marché.
Marie-Christine Roger affirme qu'elle a dû faire des changements dans son alimentation à son arrivée en Saskatchewan. Photo: La Presse canadienne / Paul Chiasson
Radio-Canada

Ayant toujours voulu travailler en milieu éloigné, l'infirmière Marie-Christine Roger est passée à l'action,, il y a deux ans, en mettant le cap sur le nord de la Saskatchewan.

Diplômée en soins infirmiers en 2013, elle a travaillé à l'Hôpital général juif et l’Institut de cardiologie de Montréal avant de se rendre dans l’Ouest canadien.

Elle a commencé son aventure en janvier 2017 à Sandy Bay, à sept heures de route de l’aéroport de Saskatoon, pour un contrat d’un an. Un déménagement qui a nécessité une certaine période d’adaptation pour la femme aujourd’hui âgée de 33 ans.

« J’ai eu un choc à l’épicerie quand j’ai vu un paquet de céleri à 8 $, dit-elle en riant lors de son passage à l’émission Point du jour. J’ai dû faire des changements dans mon alimentation. »

Marie-Christine Roger assise sur sa chaise dans son bureau. Marie-Christine Roger travaille comme infirmière à l’Île-à-la-Crosse. Photo : fournie par Marie-Christine Roger

À Sandy Bay, elle pouvait acheter de la nourriture au magasin général, quand celui-ci était ouvert, ou dans les stations-service, mais l’offre de nourriture saine était peu variée. Pour faire une « vraie épicerie », une fois par mois, elle devait prendre son véhicule et rouler pendant environ trois heures pour se rendre à Creighton, au Manitoba.

« La route est parfois endommagée. Pendant deux heures, on roule sur un chemin de gravelle », raconte-t-elle. Toutefois, les habitants de Sandy Bay ne possèdent pas tous une voiture. « Heureusement, il y a du covoiturage ou des taxis, mais c’est 100 $ la course. C’est très cher pour aller faire l’épicerie. »

Une réalité difficile pour ce village qui compte 697 habitants, selon les dernières données de Statistique Canada.

La fraîcheur des aliments

Habitant maintenant à l’Île-à-la-Crosse, une communauté rurale métisse, Marie-Christine Roger travaille en santé publique.

Bien que sa nouvelle communauté soit « bien établie, nullement comparable à Sandy Bay », le défi de trouver des aliments frais demeure.

« Cela cause beaucoup de problèmes de santé. C’est dans les communautés éloignées qu’il y a le plus haut taux de diabète et de l’obésité à un jeune âge. [...] Je crois beaucoup à l’initiative des communautés. Par exemple, à l’Île-à-la-Crosse, il y a un très gros jardin communautaire qui fait une grande différence, puisque nous pouvons acheter, par exemple, des concombres, des melons et des pommes de terre à un prix très modique. »

« Il n’y a pas que des désavantages à vivre en milieu éloigné : il y a la chasse et la pêche, [donc] de la viande fraîche facile d’accès », tient à préciser Mme Roger.

Marie-Christine Roger avec son chien dans le nord de la Saskatchewan.Marie-Christine Roger avec son chien dans le nord de la Saskatchewan. Photo : fournie par Marie-Christine Roger

Saskatchewan

Alimentation