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Greffe de rein : un an après un appel au public, Daniel McLaughlin attend toujours

Daniel McLaughlin assis sur son lit est branché à un appareil de dialyse et regarde la télévision.

Daniel McLaughlin de Riverview, au N.-B., attend un nouveau rein depuis 3 ans. Entre-temps, il doit être branché à un appareil de dialyse 12 heures par jour.

Photo : Radio-Canada / Marielle Guimond

Radio-Canada

L'adoption d'une loi sur le consentement présumé au don d'organes, en Nouvelle-Écosse, a mis en lumière la longue attente que doivent toujours subir de nombreux malades au pays. Daniel McLaughlin, de Riverview, au Nouveau-Brunswick, est l'un d'eux. Un an après avoir lancé un appel très médiatisé pour obtenir un rein, il attend toujours.

Fatigué d’attendre, M. McLaughlin avait carrément inscrit en grosse lettre sur sa voiture, avec son numéro de téléphone, son besoin d’un nouveau rein. Cette démarche n’a pas encore donné de résultats et il compte toujours sur la dialyse pour survivre.

Daniel McLaughlin et sa femme Patricia posent devant la voiture aux identifié à la recherche d'un rein. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Daniel McLaughlin et sa femme Patricia se sont lancés dans une campagne de promotion pour trouver un rein.

Photo : Radio-Canada / Wildinette Paul

Chez lui, les boîtes qui contiennent le liquide de dialyse s’entassent. Il doit s’administrer 17,5 litres de ce liquide tous les soirs pour purifier son sang; sa vie en dépend.
Ses reins ne fonctionnent plus et sa vie a complètement basculé.

Même de petits projets à la maison sont extrêmement difficiles parce que t'es toujours fatigué. Là, j'ai commencé à préparer des boîtes qu'on va mettre aux déchets. Je vais travailler là-dessus 15 ou 20 minutes et [ensuite] il faut que j'arrête, que je m'assoie.

Il attend un nouveau rein depuis 2016. L’attente fait partie de son quotidien.

C'est sûr que je m'ennuie de la vie que j'avais... Là, ça fait trois ans que je ne travaille pas. Je ne suis pas capable de travailler. Je n’ai pas l'énergie!

Daniel McLaughlin, en attente d'une greffe de rein
Daniel McLaughlin montre les nombreuses boîtes qui contiennent le liquide de dialyse nécessaire à sa survie.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les boîtes de liquide de dialyse s'entassent chez Daniel McLaughlin.

Photo : Radio-Canada

Il tente malgré tout de se tenir occupé, entre autres en faisant du travail de sensibilisation à l’importance du don d’organes.

L'exemple de la Nouvelle-Écosse

Il espère que le Nouveau-Brunswick suivra l’exemple de la Nouvelle-Écosse qui, vendredi, a adopté une loi selon laquelle les autorités médicales pourront présumer qu’un patient décédé a consenti au don d’organes, à moins qu’il ait clairement signifié le contraire.

Il faut être sûr qu'on respecte tout le monde en faisant cette approche-là. [...] Les pays qui l'ont fait ont haussé leurs dons d'organes d'environ 30 %. 

Au Nouveau-Brunswick, 150 personnes sont actuellement en attente d'un don d'organes, selon Nadia Savoie, qui dirige le programme d'organes et de tissus de la province. Ici et ailleurs, les autorités de la santé sont confrontées à un paradoxe : alors que 90 % des Canadiens disent appuyer le don d'organes, seulement 23 % se sont inscrits comme donneurs.

Il y a beaucoup de travail à faire encore [...] pour sensibiliser le public et encourager ceux qui veulent devenir donneurs de se manifester et d’enregistrer leur intention, estime Mme Savoie.

Nadia Savoie, directrice du programme d'organes et de tissus du Nouveau-Brunswick, en entrevue télévisée.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Nadia Savoie, directrice du programme d'organes et de tissus du Nouveau-Brunswick, estime qu'il y a encore beaucoup de sensibilisation à faire auprès de donneurs potentiels.

Photo : Radio-Canada

Le ministre néo-brunswickois de la Santé, Hugh Flemming, a récemment demandé à son ministère d’examiner la nouvelle loi néo-écossaise pour connaître son « potentiel » pour le Nouveau-Brunswick.

Cela donne de l’espoir à Daniel McLaughlin. Entre-temps, il doit se résoudre à poursuivre ses traitements de dialyse, qui occupent une grande partie de son temps. Il doit être branché 12 heures par jour.

Rendu au souper, je suis épuisé. Puis, vers [18 h 30-19 h], je commence la préparation de mes affaires de dialyse. 

D’après un reportage de Marielle Guimond

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