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Le PDG du Salon du livre de Québec suspendu

Philippe Sauvageau, président du SILQ, nous montre les oeuvres reliées qui ornent habituellement les bibliothèques de son bureau. Un homme vieillissant tient un livre rouge.
Philippe Sauvageau, président du SILQ, montre des oeuvres reliées. Photo: Radio-Canada / Anne-Josée Cameron
Alain Rochefort

Le conseil d'administration du Salon international du livre de Québec (SILQ) suspend temporairement son président directeur général, Philippe Sauvageau, pour faire la lumière sur des allégations concernant ses méthodes de gestion.

Le C. A. en a fait l’annonce tôt mardi matin dans un communiqué acheminé aux médias.

Un article paru dans Le Journal de Québec lundi fait notamment état de 9 voyages au Bénin au cours des 12 dernières années. Des périples qui ont coûté plus de 30 000 $ au SILQ.

L’article traite aussi de dépenses pour ses déplacements, étant donné que Philippe Sauvageau vit à Montréal. Il occupe d'ailleurs un autre emploi à temps plein dans la métropole, alors que le poste de PDG du Salon du livre est aussi, en principe, un emploi à temps plein.

Firme comptable embauchée

Une firme comptable externe a été embauchée par le C. A. afin de « s’assurer que les sommes dépensées l’ont été selon les règles en vigueur, à bon escient et selon les règles d’attribution applicable ».

« La crédibilité et la pérennité d’une organisation, tout comme le soutien de ses partenaires, doivent reposer sur la confiance, la transparence et des principes de gouvernances au-dessus de tout soupçon », peut-on lire dans le communiqué.

« Des articles parus soulèvent un questionnement suffisant pour que le Conseil prenne des mesures extraordinaires afin de maintenir la crédibilité du Salon et rassurer ses partenaires quant à la gestion de l’organisation. »

John Keyes, actuellement président du conseil d’administration, assurera l’intérim.

L'opposition municipale veut des réponses

L'opposition officielle à la Ville de Québec demande à l'administration Labeaume et à la conseillère responsable du dossier, Alicia Despins, de faire toute la lumière à la suite de la suspension du PDG.

En janvier, la Ville a signé un contrat de trois ans ans avec le SILQ. Elle doit lui remettre 71 500 $ en subventions par année, ce qui représente un peu moins de 10 % du budget de l'événement.

« On nous dit qu'on va attendre l'enquête, mais j'aimerais voir peu plus de fermeté de la part de Mme Despins, pour nous dire que ça n'a pas de bon sens ce qu'on apprend, que ça ne se reproduira plus et qu'on va rencontrer l'organisme », demande le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin.

Le conseil d'administration du SILQ est déjà entré en contact avec la Ville de Québec. La conseillère Alicia Despins promet d'agir dans l'intérêt des contribuables.

« On va prendre toutes les mesures nécessaires pour s'assurer que ça ne se reproduise pas et que les actions dans ce dossier-là soient prises », a-t-elle affirmé.

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