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analyse

Absence du maire Labeaume : le jeu des comparaisons

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Régis Labeaume, maire de la ville de Québec. Photo: Radio-Canada / Daniel Coulombe
Louise Boisvert

Deux semaines se sont écoulées depuis le congé forcé du maire de Québec. Sur le plan administratif, rien ne change. Sur le plan médiatique, l'absence de Régis Labeaume s'est vite fait remarquer.

Depuis le retrait du maire de Québec, il allait être intéressant de voir quelle stratégie le cabinet de la mairie allait prendre : tenter de garder un certain contrôle dans l'espace public en maintenant le rythme des conférences de presse ou limiter les sorties publiques pour éviter les erreurs.

Dans la seule journée de lundi, la Ville a tenu trois points de presse en plus de la séance régulière du conseil municipal. Pour les affaires courantes, tout se déroule comme prévu.

Ce n'est pas étonnant.

L'administration Labeaume est bien rodée. Le maire de Québec peut compter sur son chef de cabinet, Louis Côté, pour maintenir le cap en coulisse.

Poids politique

C'est sur le plan médiatique que son absence se fait surtout sentir.

Depuis le jour un de son mandat en 2007, le maire de Québec a volontairement choisi d'occuper l'espace public. Il intervient sur tout, tout le temps.

Par souci de garder le contrôle du message et de faire rayonner la Capitale-Nationale, il a imposé son agenda pour envoyer le signal que ce que pense la Ville de Québec est important, même quand l'enjeu dépasse ses frontières.

En centralisant le discours, le maire a empêché ses plus proches collaborateurs de se faire valoir et de s'exercer devant les micros des journalistes.

L'omniprésence du maire fait en sorte que le jeu des comparaisons est inévitable.

Relève

Celui qui tire le mieux son épingle du jeu jusqu'à maintenant, c'est le vice-président du comité exécutif, Rémy Normand, qui pilote le dossier du réseau structurant.

Pour le reste, l'équipe du maire, bien qu'expérimentée, n'est pas prête à prendre la relève.

Les conférences de presse des deux dernières semaines ont parfois été marquées par des fous rires, des hésitations ou des réponses incomplètes qui révèlent un manque d'assurance.

Les élus n'ont pas le bon ton ou le mot juste pour laisser croire que l'on a pensé à tout.

L'art d'affronter les médias

Deux exemples. Les arguments de la conseillère Marie-Josée Savard pour reporter le projet de passerelle cyclable dans le Vieux-Port n'étaient pas suffisamment convaincants.

La mise en application de la nouvelle politique de gestion animalière connaît déjà certaines faiblesses a reconnu le conseiller le responsable de la sécurité publique, Patrick Voyer.

Affronter la presse n'est pas donné à tout le monde. C'est le message qui en souffre. Cela donne des munitions aux adversaires qui sèment le doute.

Louise Boisvert analyse la politique municipale à Québec

Québec

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