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La région d’Ottawa et Gatineau pleure Notre-Dame de Paris

Vue aérienne de l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris
Le poste de commandement provisoire des pompiers a suivi en direct l’évolution de l’incendie grâce à la transmission des images captées par un drone. Photo: AFP / Getty
Radio-Canada

Plusieurs intervenants de la région d'Ottawa-Gatineau ont partagé leur tristesse et leur incrédulité dans la foulée du violent incendie qui a ravagé une partie de la cathédrale Notre-Dame de Paris, lundi.

L’archevêque de Gatineau, monseigneur Paul-André Durocher, est sous le choc. Je me souviens, petit, lire et regarder les images du roman de Victor Hugo, c’était mon imaginaire de ce qu’était Paris [...] Ce n’est pas seulement un lieu patrimonial, mais c’était vraiment un lieu de prière, de recueillement pour des milliers de personnes , a-t-il raconté.

Tous les Parisiens, catholiques ou non, l’adoraient. Toutes les personnes du monde qui passaient l’appréciaient.

L’archevêque de Gatineau, Paul-André Durocher

L’archevêque d’Ottawa, Terrence Prendergast, s'est également attristé de la nouvelle. C’est un choc au système. Notre-Dame, c’est un joyau patrimonial du monde, pas seulement pour l’Europe de foi catholique, a-t-il souligné en entrevue.

Dans une brève allocution télévisée, le président de la France, Emmanuel Macron, s'est engagé, mardi soir, à reconstruire la cathédrale Notre-Dame d'ici cinq ans. Un fonds a d’ailleurs été mis sur pied pour la reconstruction.

Plus d’un milliard de dollars canadiens ont déjà été promis par divers donateurs dans le monde. M. Prendergast a mentionné que son diocèse pourrait participer à la reconstruction en envoyant des fonds, selon les ressources disponibles.

La population se désole

Isabelle Bombardier, une résidente de Gatineau, a visité la cathédrale Notre-Dame lundi main. À son grand désarroi, plus tard dans la journée en sortant d'un pub, elle a constaté l’immense colonne de fumée qui engorgeait le lieu historique.

Sur le coup on se disait que ne ça se pouvait pas, que ça devait être un restaurant autour. Les gens pleuraient et étaient très affectés à genoux sur le sol par les flammes qui habitaient désormais la cathédrale, a-t-elle raconté. Les policiers ont ensuite déplacé à trois reprises les foules du périmètre.

C’est vraiment spécial ce que l’on vit en ce moment, difficile à décrire.

Isabelle Bombardier, touriste gatinoise en visite à Paris

Quant à Fannie Dagenais, enseignante de littérature au Cégep de l’Outaouais, elle a dit avoir le cœur brisé. Cette dernière a organisé depuis 2005 une dizaine de voyages à Paris avec des élèves du programme en arts, lettres et communication. Elle devait partir le 31 mai avec son groupe pour la capitale française.

La cathédrale Notre-Dame, c'est toujours une visite qu'ils attendent avec impatience. On était tellement triste quand on a vu la nouvelle. On pleurait.

Fannie Dagenais, enseignante au Cégep de l’Outaouais

Christine Matthews, une fidèle qui assistait à la messe, mardi matin, à la Basilique Saint-Patrick d'Ottawa, se désole de la disparition de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Comme une catholique c'était très triste, a-t-elle lancé. C'est la maison de Dieu, et sa présence est encore là, même si la structure est tombée.

Jean-Pierre de Beaumont habite la région de l'Outaouais. Il a été guide touristique à Notre-Dame-de-Paris au début des années 80. Je me suis senti dévasté, c'est une nouvelle à laquelle on ne s'attend jamais, a-t-il dit.

J'ai eu une chance d'aller sonner le bourdon de Notre-Dame, s'est-il remémoré de son passage de quelques semaines à la cathédrale. Moi ça a transformé ma vie, je n'ai jamais vu les oeuvres d'art de la même manière par la suite.

Avec les informations de Gilles Taillon

Ottawa-Gatineau

Culture