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Les éducatrices de la petite enfance en ont assez

Des enfants, par terre écoutent une histoire
Les éducatrices de la petite enfance demandent que leur travail soit reconnu par le gouvernement. Photo: iStock
Radio-Canada

Des centaines d'éducatrices de la petite enfance se sont rencontrées, lundi soir, pour élaborer un plan d'action contre la décision du gouvernement Higgs de limiter une hausse salariale de 0,75 $ l'heure aux seules éducatrices qualifiées. Ensemble, les éducatrices espèrent forcer le gouvernement à faire marche arrière.

Un texte de Jessica Savoie

Attendue depuis un an, la hausse salariale annoncée la semaine dernière ne sera pas versée aux éducatrices qui n’ont pas terminé un programme de formation de deux ans. Cela veut dire que sur 4800 travailleurs dans le domaine, moins de 500 pourront bénéficier de cette hausse.

Plusieurs rencontres de mobilisation ont lieu cette semaine, un peu partout dans la province. Lundi soir, elles étaient quelques centaines à s'être déplacées à Moncton pour discuter. Des dizaines d'entre elles sont arrivées par autobus scolaire.

Une éducatrice pose devant un amphithéâtre bondé de gens. Martine Robichaud, éducatrice et porte-parole du mouvement pour l'avenir des garderies. Photo : Radio-Canada / Jessica Savoie

Moi, ça m’affecte directement. Je ne l’ai pas ce cours-là, affirme Martine Robichaud, éducatrice et porte-parole pour l’événement.

J’avais débuté cette formation-là environ quatre ans passés, mais les professeurs du collège ne nous la recommandaient pas tellement si on n’avait pas l’intention d’ouvrir notre propre garderie à nous , explique la jeune femme.

La directrice et éducatrice à Wee College, Anabel Levesque, rapporte que son équipe compte 22 éducatrices et que seulement deux d’entre elles pourront bénéficier de l’augmentation salariale, car elles arrivent de l’Ontario, où la formation de deux ans est plus courante.

Ça fait 15 ans que je suis dans le métier et je me fais refuser une augmentation de 75 cents.

Anabel Levesque, directrice et éducatrice à Wee College.

Du mécontentement partout

Il n’y a pas qu’à Moncton où les éducatrices ont fait du bruit lundi. Tina Côté, de Grand-Sault, préparait de son côté une rencontre à Saint-Léonard pour les éducatrices de sa région. Des dizaines de personnes étaient aussi attendues.

C’est un problème pour toutes les garderies de la province. Le gouvernement doit valoriser notre travail, qui est aussi important que celui d’une aide-enseignante. On a besoin d’éducatrices pour préparer les enfants à commencer l’école, à bien grandir, lance-t-elle.

Les trois éducatrices s’entendent sur une chose : elles craignent que la main-d’oeuvre soit de moins en moins disponible dans leur domaine si les conditions de travail des employés ne s’améliorent pas.

Moins d’éducatrices pour travailler, c’est aussi moins de place en garderie pour les familles, conclut Mme Côté.

Nouveau-Brunswick

Relations de travail