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Émilie aurait-elle pu être sauvée?

Une femme embrasse la joue d'une autre femme qui tient une coupe dans sa main droite.

Mollie Ferron et sa conjointe, Émilie Houle

Photo :  courtoisie: Molly Ferron

Claudie Simard

Émilie Houle a mis fin à ses jours le 29 mars dernier; sa famille a publié sa lettre d'adieu, dans laquelle elle se questionne sur le réseau de la santé, qui n'a pas été en mesure de l'aider. Sa conjointe, Mollie Ferron, est convaincue qu'elle aurait pu être sauvée.

Mollie Ferron souhaite donner un sens à la mort d'Émilie, pour éviter « qu'elle ne soit partie pour rien ». Elle estime que les services offerts aux personnes qui ont des pensées suicidaires ne sont pas adéquats.

Si vous ou un de vos proches êtes en détresse ou avez besoin d'aide :

téléphonez au 1 866 APPELLE (277-3553)

Elle disait : "J'ai besoin d'aide, il faut que vous me gardiez ici parce que si je rentre chez moi, je crains pour ma vie". Puis le lendemain matin, ils l'ont ressortie.

Mollie Ferron, conjointe d’Émilie Houle
Mollie Ferron, conjointe d'Émilie Houle, une jeune femme de 23 ans qui s'est enlevé la vie.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Mollie Ferron, conjointe d'Émilie Houle, une jeune femme de 23 ans qui s'est enlevée la vie.

Photo : Radio-Canada

Émilie Houle avait 23 ans, elle était infirmière à Trois-Rivières. Elle avait déjà fait des tentatives de suicide dans le passé, selon sa conjointe, Mollie. Dans sa lettre d'adieu, Émilie tente de mettre des mots sur un mal qu'elle a choisi d'appeler son « cancer de l'âme ».

Un mal qu’elle dit avoir depuis l’âge de 12 ans. Psychologues, psychiatres, séjours à l'hôpital, rien de tout ce qui est en place n'a pu l'apaiser.

Rien de tout ça ne m'a aidée. J'en ai juste été encore plus découragée parce que j'ai eu l'impression qu'on ne pouvait pas m'aider.

Extrait de la lettre d'adieu d’Émilie Houle

Mollie Ferron a choisi de prendre la parole pour tenter d'éviter à d'autres ce qu'elle a vécu. Elle estime qu'une réflexion s'impose sur la façon dont sont reçues à l'hôpital les personnes qui ont des pensées suicidaires.

Oui, elle aurait pu être sauvée, je crois que cette journée-là, quand elle s'est rendue à l'hôpital pour se faire hospitaliser, ils auraient pu l'aider.

Vague de solidarité

Le cri du cœur d’Émilie a créé une véritable vague de solidarité sur les réseaux sociaux.

Des dizaines de milliers de personnes ont partagé ou commenté la publication, leurs histoires, leurs solutions. Beaucoup estiment que la santé mentale est encore tabou, qu'il faut en parler davantage, pour éviter le pire.

Analyse interne au CIUSSS MCQ

Les autorités de la santé indiquent qu’une analyse interne est en cours.

Il faudra attendre le rapport du coroner et ses recommandations pour en savoir davantage.

Le responsable des communications souhaite rappeler que les services ont un effet positif dans la majorité des cas.

Mauricie et Centre du Québec

Santé mentale