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Québec devra se plier à une demande « farfelue » et étudier l’option du métro

Rémy Normand lors d'un point de presse à l'hôtel de ville de Québec
Le président du RTC et vice-président du comité exécutif, Rémy Normand Photo: Radio-Canada / Daniel Coulombe
Louis Gagné

La Ville de Québec a beau avoir jeté son dévolu sur le tramway, elle devra évaluer l'option du métro afin de se conformer à une exigence du ministère de l'Environnement. L'administration municipale y voit une perte de temps, mais entend tout de même mener l'exercice de façon rigoureuse pour clore le débat une bonne fois pour toutes.

Le président du Réseau de transport de la Capitale et vice-président du comité exécutif, Rémy Normand, affirme que la municipalité n’a jamais jugé pertinent d’étudier l’option du métro, tellement il allait de soi, selon lui, qu’elle ne convenait pas à Québec.

« Pour nous autres, c'était tellement évident qu'on ne pouvait pas aller là, que le gouvernement ne nous permettrait même jamais d'examiner des propositions comme ça, des options comme celles-là. On s'est dit : "C'est tout à fait inutile, c'est brûler du gaz pour rien" », explique-t-il.

Le ministère de l’Environnement a demandé au bureau de projet chargé du réseau structurant de transport en commun d’évaluer l’option du métro. Cette requête fait suite aux préoccupations de citoyens exprimées sur le site du Ministère dans le cadre de l’évaluation environnementale.

Même s’il juge « farfelue » la demande du Ministère, Rémy Normand assure que la Ville va mener l’exercice à terme et que la démonstration sera « éloquente ».

On pensait avoir nettoyé tout ça. Maintenant, on nous dit : "Examinez-le". On va le faire. Après, on n'en reparlera plus.

Rémy Normand, vice-président du comité exécutif et président du RTC

« Un métro à Québec, c’est possible! »

La sortie de M. Normand survient après la publication dans le quotidien Le Soleil, samedi, d’un article promotionnel intitulé « Un métro à Québec, c’est possible! ».

L’article-publicité, qui revêt la forme d’un texte d’opinion, est signé par R. Couture, un homme se présentant comme un ingénieur à la retraite.

Photographie d’un article promotionnel intitulé « Un métro à Québec, c’est possible! ». On aperçoit une partie du texte d’opinion ainsi qu’un plan du parcours suggéré par son auteur.L’article promotionnel a été publié samedi dans « Le Soleil ». Photo : Radio-Canada

Il soutient que le projet de réseau structurant de transport en commun de la Ville de Québec devrait s’articuler autour d’une ligne de métro et non d’un parcours de tramway.

« [Le métro] répondra aux objectifs de desservir un plus grand nombre d’usagers en combinant vitesse et confort. En outre, du point de vue patrimonial, il respectera notre architecture urbaine », écrit. R. Couture.

Même prix que le tramway

L’ingénieur à la retraite propose un parcours qui relierait la tête des ponts, dans le secteur de Sainte-Foy, au quartier Limoilou.

Le métro circulerait en Haute-Ville jusqu’à la côte d’Abraham. Il traverserait ensuite le quartier Saint-Roch et continuerait sous la rue de la Pointe-aux-Lièvres, jusqu’au site d’ExpoCité.

M. Couture croit qu’il est possible de construire un réseau structurant incluant une ligne de métro d’une longueur de 13 km tout en respectant le budget de 3,3 milliards de dollars.

Avec la collaboration de Louise Boisvert

Québec

Transport en commun