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Le Nouveau-Brunswick a tiré des leçons de l’opération SharQc

Veste aux couleurs des Hells Angels du Nouveau-Brunswick.
Veste aux couleurs des Hells Angels du Nouveau-Brunswick. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le 15 avril 2009, il y a 10 ans aujourd'hui, l'opération SharQc a permis à la police d'arrêter une grande partie des Hells Angels du Québec. Retour sur cette opération qui s'était étendu jusqu'au Nouveau-Brunswick et s'est transformé en échec judiciaire.

C'est la plus grosse enquête qui avait été menée pour démanteler l'organisation des Hells Angels, rappelle Alain Tremblay. Ce dernier est maintenant à la retraite, mais il avait participé à l’opération SharQc comme agent d’infiltration.

Un grand nombre d'entre eux ont été arrêtés au Québec et quelques-uns au Nouveau-Brunswick, dont le plus connu est Emery Pit Martin, du nord-ouest de la province.

C'est lui qui s'occupait des Maritimes dans ce temps-là pour la distribution des stupéfiants, assure l’ancien policier.

Emery « Pit » Martin lors d'une arrestation précédenteEmery « Pit » Martin lors d'une arrestation précédente Photo : Radio-Canada

Plusieurs membres des Hells Angels alors arrêtés ont été accusés de meurtre ou de complot de meurtre contre des motards de bandes rivales.

Un succès policier, un échec judiciaire

Mais si l'opération policière a été un succès, ce fut un fiasco sur le plan judiciaire : le système ne pouvait gérer une telle quantité de procès sans entraîner des délais déraisonnables.

C'est difficile de contrôler tous les éléments de preuve qui ont été saisis, alors ça ouvre la porte à des erreurs, explique Alain Tremblay.

Est-ce qu'il y en a eu dans SharQc? Définitivement.

Alain Tremblay, policier à la retraite

On a mis énormément d'efforts, on a mis nos familles complètement à côté pour plusieurs mois. Dans mon cas, c'était environ 14 mois que j'étais tout le temps parti de la maison.

Apprendre de ses erreurs

Malgré tout, Alain Tremblay croit que la police a appris de ses erreurs en menant des opérations plus modestes.

Il cite en exemple l'arrestation d'une quinzaine de personnes, il y a un an, en lien avec le trafic de cocaïne au Nouveau-Brunswick. C'était une opération de plus petite envergure et je crois que les policiers ont fait un très bon travail, aussi les procureurs, parce que Emery Pit Martin est toujours sous les verrous à l'heure qu'on se parle.

Il estime de plus que tout le travail des policiers n'a pas été fait en vain. On a ramassé énormément de renseignements criminels sur l'organisation, ce qui est encore en notre possession et on peut toujours l'utiliser pour fins d'enquêtes futures.

Alain Tremblay est convaincu d'une chose : on ne reverra plus une opération policière de l'envergure du dossier SharQc.

D’après un reportage de François Vigneault

Nouveau-Brunswick

Crime organisé