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Le CISSS-AT confiant que les ruptures en obstétrique sont chose du passé

Le Centre hospitalier La Sarre en Abitibi-Témiscamingue
Le Centre hospitalier La Sarre en Abitibi-Témiscamingue (archives) Photo: Radio-Canada
Émilie Parent Bouchard

Une journée après la réouverture de l'unité d'obstétrique de l'hôpital de La Sarre, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) est confiant que les ruptures sont chose du passé.

Quatre postes ont été créés, des infirmières de l'Abitibi-Ouest sont en train d'être formées et des renforts de l'extérieur prêtent main-forte dans l'intervalle.

Ça se passe bien pour nous, on a accueilli samedi matin de nouvelles infirmières qui viennent de l'extérieur. On leur a permis de se familiariser avec les lieux samedi en début d'après-midi et en soirée, explique le directeur adjoint du programme jeunesse du CISSS-AT, Mario Racette. Ça nous a permis d'ouvrir les services dès la nuit de dimanche.

Mario Racette précisait, lundi matin, qu'aucune naissance n'avait encore eu lieu, mais que des femmes avaient été hospitalisées. Pour nous, c'est clair que le défi, c'est d'être autonomes dans les meilleurs délais possible.

Le directeur adjoint du programme jeunesse du CISSS-AT explique qu'elles resteront en place en attendant que les quatre nouveaux postes d'infirmières en obstétrique créés soient pourvus.

Pour le moment, trois de ces quatre infirmières sont identifiées et doivent être formées, poursuit Mario Racette.

Parallèlement à l'ouverture des services, ça nous permet de prendre notre personnel et de l'envoyer en formation. À l'heure où on se parle, j'ai une infirmière qui est à Ste-Justine en train [d'apprendre à] faire des accouchements à vitesse grand V pour apprendre le plus rapidement possible. On a bon espoir d'en envoyer une deuxième, si ce n'est pas cette semaine, ce sera la semaine prochaine. C'est toujours le défi qu'on a, d'être capable de libérer ces personnes-là.

L'enjeu que j'ai, c'est d'avoir deux infirmières par quart de travail à l'unité d'obstétrique. Les efforts sont concentrés là-dessus.

Mario Racette

En date de lundi avant-midi, aucun accouchement n'avait été fait à La Sarre. Mais les patientes peuvent désormais être évaluées et hospitalisées sur place lorsque leur état de santé le nécessite. Les échos qu'on a, c'est que le démarrage se passe bien.

Le syndicat garde l'oeil ouvert

Le Syndicat interprofessionnel en soins de santé de l'Abitibi-Témiscamingue promet cependant d'être aux aguets pour que les gains réalisés se maintiennent. Le président considère la création de quatre postes d'infirmières en obstétrique comme un gain.

Pour Michaël Bouchard, la crise était cependant prévisible et le syndicat surveillera la situation de près. L'aboutissement à la fermeture est vraiment lié à une problématique qui a été discutée depuis longtemps avec l'établissement. Ça fait au moins cinq ans, depuis qu'il y a eu la fusion des unités, donc l'obstétrique avec la chirurgie-médecine, tranquillement des infirmières ne se retrouvaient plus dans ce service-là, donc ont décidé de quitter le département et tranquillement pas vite, on a perdu l'expertise.

Ce qui est important, tant pour nos membres que pour la population, c'est que les services de proximité restent en place à La Sarre.

Michaël Bouchard

Selon lui, il a fallu attendre l'intervention de la ministre de la Santé, Danielle McCann, pour désamorcer la crise.

Il n'a pas été possible de s'entretenir avec cette dernière. Son attaché de presse rappelle qu'un consultant indépendant, Sylvain Gagnon, a été nommé et que la ministre attendra son rapport, le 1er juin prochain, pour se prononcer.

Près d'une trentaine de femmes d'Abitibi-Ouest ont dû se déplacer pour accoucher pendant les 51 jours qu'aura duré la rupture de service, soient 25 accouchements réalisés à Rouyn-Noranda et 5 à Amos.

Abitibi–Témiscamingue

Établissement de santé