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Dindons sauvages : une menace dans les airs et sur les routes en Outaouais

Un dindon sauvage sur une rue près d'automobiles.
Des dindons sauvages sont plus nombreux aux abords des autoroutes et sur les pistes d’atterrissage en Outaouais. Photo: Facebook/Marie Eve
Radio-Canada

La présence croissante de dindons sauvages en Outaouais pose un risque pour la sécurité des transports, tant aux abords des autoroutes que de l'aéroport de Gatineau.

La direction de l'aéroport de Gatineau est à la recherche de solutions pour remédier à l'omniprésence du bipède autour de ses installations.

À l’intérieur et à l’extérieur de la clôture de sécurité, on parle, en 2017, de 1000 dindes que nous avons répertoriées. Mais comme aéroport, on ne veut pas en voir, des dindes, parce que c’est dangereux pour la sécurité aérienne, explique Gaston Cloutier, directeur général de l’aéroport de Gatineau.

Selon lui, l’aéroport est un terrain de transition vers des endroits de nourriture.

Ella Stersky, directrice des opérations chez Pilotage Évolution, pense qu'il faut prendre des mesures concrètes pour diminuer la population de dindes.

S’il y a des dindons, c’est assez pour qu’on puisse rejeter un atterrissage ou un décollage.

Ella Stersky, directrice des opérations chez Pilotage Évolution

Un danger sur les routes également

Bien qu'on ne rapporte que deux collisions mineures impliquant l'oiseau sur les routes entre 2016 et 2018, le nombre de carcasses de dindons sauvages retrouvées aux abords de l'autoroute a connu, lui, une hausse importante au cours de la même période.

Selon les données du ministère des Transports du Québec (MTQ), 37 carcasses de dindes ont été ramassées près des routes de 2016 à 2018. De 2011 à 2015, seulement 16 avaient été trouvées.

D'ailleurs, en Outaouais, le MTQ rapporte une augmentation considérable du nombre de carcasses de dindes ramassées aux abords des routes sur les territoires du Centre de services de Papineauville et de Gatineau.

On peut donc supposer que le nombre d'accidents est plus élevé que ne l'indiquent les statistiques, d'autant plus que le MTQ ne dispose de données précises que pour les accidents impliquant la grande faune, c'est-à-dire les chevreuils, les orignaux et les caribous.

En raison des importantes chutes de neige cet hiver, les dindons sauvages ont dû se rapprocher davantage des bordures d'autoroute et de l’aéroport, où ils se nourrissent du vinaigrier commun. La population de l'espèce ne peut être chiffrée avec précision, mais il y aurait de 10 000 à 15 000 spécimens en Outaouais.

Le vent créé par les véhicules, le réchauffement de la chaussée, fait en sorte que les abords des autoroutes deviennent plus intéressants pour les dindons, affirme André Dumont, biologiste au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec.

Le ministère a reçu davantage de signalements de dindons sauvages cette année que par le passé, confirme M. Dumont. Il indique que la population de l'espèce est considérée comme en augmentation.

Avec les informations de Rachel Gaulin

Ottawa-Gatineau

Faune et flore