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L'ancien directeur de la Co.Mode verte prend le chemin de la prison

Homme qui marche avec un avocat derrière lui.

Frédéric st-Laurent, ancien directeur de la Co.Mode verte

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Jean-François Deschênes

L'ancien directeur de l'organisme communautaire la Co.Mode verte, Frédéric St-Laurent, était de retour au palais de justice de Matane pour les représentations sur sa peine. Cet automne, il a plaidé coupable à cinq chefs d'accusation, dont vol, fraude et fabrication de faux documents. Les avocats demandent des peines complètement différentes. En attendant d'annoncer sa décision, le juge James Rondeau, a envoyé l'ancien directeur derrière les barreaux.

L’avocat du Directeur des poursuites criminelles et pénales, Jérôme Savard, demande entre 12 et 15 mois de prison en plus de 3 ans de probation.

Selon lui, Frédéric St-Laurent a planifié et structuré le vol qui s’est échelonné sur deux ans.

Au total, Frédéric St-Laurent a volé plus 42 000 $ à la coopérative aujourd’hui fermée après une faillite. En résumé, l'ancien directeur a mis 30 000 $ dans ses poches en écrivant notamment de fausses facturations. Il s’était aussi accordé une augmentation de 2 $ l’heure, pour un total de 12 000 $. Il a expliqué lors de son témoignage qu'il avait dû exécuter le travail d’une adjointe qui avait démissionné.

Il a aussi fabriqué de faux documents dans le but, entre autres, de cacher ses actions au conseil d’administration dont il s’était proclamé président.

Il a détruit de nombreux documents dans le but d’entraver le cours de la justice notamment et en jetant une partie dans le fleuve Saint-Laurent

Voiture de la Sûreté du Québec devant le commerce.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Archives 29 janvier 2016, la Sûreté du Québec visitait coopérative de solidarité

Photo : Radio-Canada / Jean-françois Deschênes

Qu’est-ce que la Co.Mode verte?

La Co.Mode verte était une coopérative de solidarité sociale qui recueillait les objets pour leur redonner une seconde vie. Les objets étaient revendus aux gens dans le besoin.

Avocat de la défense

L’avocat de la défense, Bruno Vargas, demande plutôt trois mois d’emprisonnement de façon discontinue en plus de faire 240 heures de travaux communautaires.

Il demande d’avoir un délai de 5 ans pour rembourser la somme volée.

Maître Vargas explique que son client a compris les conséquences désastreuses de son geste pour la communauté matanaise et qu'il regrette.

Son client, qui est aujourd’hui préposé à l’entretien dans un hôpital de Terrebonne, consulte un travailleur social et un psychologue pour tenter de se reprendre en main.

La fondatrice de la Co.Mode verte, Marie Fortin, est soulagée de voir que cette histoire se terminera très bientôt.

Ça ne fait pas nécessairement plaisir parce que tout le travail, tout ce que les gens ont donné pour cette entreprise-là, ne reviendra pas. Même si Monsieur paye, même si Monsieur va en prison.

Marie Fortin, fondatrice de la Co.Mode verte
message collé sur une porte : FERMETURE DÉFINITIVEAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Ce mot laissé sur la porte d'entrée ne laisse aucun doute sur la décision de l'organisation.

Photo : Radio-Canada / Jean-françois Deschênes

Le juge rendra sa décision jeudi prochain.

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