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L’ACFR tiendra une assemblée extraordinaire, mais pas sur la gouvernance

Le logo de l'Association canadienne-française de Regina (ACFR)

L'Association canadienne-française de Regina (ACFR)

Photo : ACFR

Marie-Christine Bouillon

L'Association canadienne-française de Regina (ACFR) dit ne pas rejeter la pétition pour une assemblée générale extraordinaire (AGE) portant sur la gouvernance, signée par 12 membres et remise au conseil d'administration le 10 avril 2019. L'organisme affirme qu'une AGE aura lieu dans les prochaines semaines, mais qu'elle visera plutôt à apaiser les membres.

Dans un courriel, dont Radio-Canada a obtenu copie, daté du 10 avril et envoyé à deux membres du conseil d’administration de l’ACFR, cosignataires de la pétition, le président François Regis Kabahizi, explique que « le CA avait déjà proposé une AGE qui aura pour but de rassurer la communauté ». Il ajoute que la date retenue pour l’événement est le samedi 4 mai 2019.

« Le CA va se focaliser en premier lieu sur cette AGE déjà planifiée. Au cas où les discussions de cette AGE répondent au sujet de votre pétition, cela sera d’autant mieux. Dans le cas contraire, la date de la tenue de cette autre AGE sera confirmée après l’AGE du 4 mai 2019 », écrit-il.

Par téléphone, le directeur de l’ACFR, Marcel Rachid, confirme ces propos et ajoute qu’une convocation pour cette l’AGE sera bientôt envoyée.

Les signataires insatisfaits

Parmi les douze membres de l’ACFR qui ont signé cette pétition demandant « la tenue d’une assemblée générale extraordinaire, convoquée en bonne et due forme, afin de traiter des problèmes de gouvernance », plusieurs sont mécontents de la réponse de leur président.

Dans ce même courriel du 10 avril, ce dernier demande à la vice-présidente de l’organisme, Annie Audet, de « modérer les cosignataires » de la pétition dans le but de « rassurer la communauté ».

Annie Audet est déçue et affirme que la réponse du président « démontre une nouvelle fois les problèmes de gouvernance ». Selon elle, cette réaction équivaut à balayer les problèmes sous le tapis.

Mme Audet et trois autres signataires ont l’intention, une nouvelle fois, de faire valoir leur position, par courriel, afin que leur demande soit reconsidérée.

On a toujours espoir

Annie Audet, vice-présidente de l'ACFR

Une autre membre de l’ACFR et signataire de la pétition, Marie-France Kenny, a contacté, par courriel, François Regis Kabahizi. Dans ce courriel, également envoyé à Radio-Canada, elle affirme que l’AGE prévue le 4 mai ne la rassurera pas s’il n’y est pas question de gouvernance. Elle demande à ce que les deux AGE aient lieu « l’une après l’autre la même journée ».

« Je suis aussi vexée [...] de voir que tu demandes à Annie de “ modérer ” les signataires. Nous ne sommes pas des moutons. Nous voyons très bien qu’il y a une série de problèmes et d’incompréhension de votre mandat et puisque tu parles de transparence et d’unité depuis le début de ton mandat, nous nous attendons à ce que tu fasses preuve de transparence et de leadership et que tu convoques la rencontre que nous avons demandée », écrit Marie-France Kenny.

Radio-Canada a contacté François Regis Kabahizi, par téléphone et par courriel, mais n’avait pas obtenu de réponse de sa part au moment d’écrire ces lignes.

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