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Des producteurs de canola réclament un ambassadeur canadien en Chine

Un champ de Canola

Un champ de canola

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

À deux semaines des semences, les producteurs de canola canadiens s'impatientent au sujet de la crise qui frappe l'industrie. Des fermiers manitobains ont tenu une réunion samedi, à Minnedosa, dénonçant l'absence d'urgence dans les démarches d'Ottawa auprès de Pékin.

Au début du mois de mars, la Chine a bloqué l'envoi sur son territoire des graines de canola de l'entreprise canadienne Richardson International, un des plus grands exportateurs de canola dans le monde.

Quelques semaines plus tard, les autorités chinoises ont étendu cette interdiction au canola de l’entreprise Viterra.

Pour les producteurs, la situation est grave. La ferme de Gunter Jochum est à 20 minutes à l’ouest de Winnipeg dans la municipalité rurale de Saint-François-Xavier.

Le canola représente environ 30 % de ses semences. Il est aussi le président du Western Canadian Wheat Growers Association.

« Nous sommes précipités dans l’incertitude, nous sommes vraiment inquiets au sujet de la saison à venir. Il ne nous reste que deux semaines pour entrer sur le terrain et il est trop tard pour effectuer des changements majeurs », dit-il.

Pas d’ambassadeur depuis janvier

« Dans ma ferme, nous avions réservé toutes nos semences de canola l’automne dernier; tout est déjà payé », ajoute le fermier, qui dénonce un manque de sentiment d’urgence de la part d’Ottawa.

À moins que notre gouvernement ne nomme un autre ambassadeur en Chine, je ne vois pas comment nous allons trouver une solution.

Gunter Jochum, président du Western Canadian Wheat Growers Association

M. Jochum croit que la représentation diplomatique canadienne est amoindrie depuis que Justin Trudeau a congédié l’ex-ambassadeur en Chine, John McCallum, en janvier.

« Je crois qu’un ambassadeur, c'est très important, surtout quand il s’agit de pays avec lesquels on a des liens commerciaux très étroits. Un ambassadeur est là pour créer des liens, ça ne se fait pas du jour au lendemain. Si l’on n’a pas d’ambassadeur, comment pouvons-nous avoir une connexion avec la Chine pour résoudre ce problème? », demande M. Jochum.

Le député conservateur de Brandon-Souris, Larry Mcguire, se fait l'écho de ces préoccupations. Il croit que le gouvernement Trudeau devrait nommer un ambassadeur le plus vite possible pour démontrer son sérieux dans les négociations avec Pékin.

La réponse d'Ottawa

Interrogé lors d’une annonce de financement pour le secteur numérique à Winnipeg lundi, le ministre de la Diversification du commerce international, Jim Carr, a souligné le travail des diplomates canadiens en Chine.

« Notre chargé d’affaires à Pékin, Jim Nichol, est un fonctionnaire de carrière très efficace, il est sur le terrain avec notre excellente équipe. Il dialogue avec les Chinois, comme nous le faisons avec l'ambassade chinoise à Ottawa », dit-il.

Le ministre Carr s’est montré avare de commentaires quant à la désignation d’un nouvel ambassadeur. « Nous savons que le gouvernement est au courant de l’importance de la représentation à Beijing », indique le ministre.

« Il y aura sans doute une annonce à l’avenir », ajoute Jim Carr, sans offrir d’échéancier plus précis.

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