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Notre-Dame de Paris : une « catastrophe » et un « choc » pour les Français de Montréal

Des gens regardent la fumée s'échapper de la cathédrale Notre-Dame pendant l'incendie qui s'est déclaré le 15 avril 2019.

Des gens regardent la fumée s'échapper de la cathédrale Notre-Dame pendant l'incendie qui s'est déclaré le 15 avril 2019.

Photo : Reuters / Charles Platiau

Romain Schué

À des milliers de kilomètres de Paris, les Français installés à Montréal pleurent l'incendie touchant la cathédrale Notre-Dame. « Ça fait extrêmement mal », clament-ils, sans équivoque.

Sous une pluie battante, sortant du métro Mont-Royal, cette Française vivant à Montréal n’a pas le cœur à commenter ce dramatique événement. « Je n’arrête pas de chialer », lâche-t-elle, d’un air triste, en prenant le bras de son amie.

Comme elle, des dizaines de Français habitant au Québec, interrogés par Radio-Canada, ne cachent pas leur peine.

Téléphone en main, Caroline discute, par vidéo interposée, avec son père. Ce dernier lui montre les images de la télévision française, qui diffuse, en direct, cet incendie qui ravage l’historique édifice, dont la construction s’est achevée au XIVe siècle.

« C’est un trésor, un joyau français. Je l’ai visitée quand j’étais petite », assure celle qui vit à Montréal depuis une dizaine d’années, en évoquant un bâtiment « immense et magnifique ».

« Je suis bouche bée, c’est incroyable. C’est d’une tristesse », reconnaît de son côté Sylvie.

Parapluie en main, Callie confie avoir « les boules ». Cette jeune femme, qui a quitté Paris en novembre pour s’installer à Montréal, vient de passer un entretien professionnel. En rallumant son téléphone, elle découvre « plein de messages » de son entourage.

« J’ai visité Notre-Dame en octobre avant de partir, se rappelle-t-elle, la voix marquée. J’aime l’architecture, je visitais la cathédrale juste par plaisir. »

« Même les guerres ne l’avaient pas détruite », ajoute-t-elle, avant de faire part de sa crainte de voir des œuvres disparaître.

C’était un lieu ouvert à tout le monde, un symbole de Paris. Ça me fait mal au cœur. C’est triste. Voir la flèche qui tombe, ces vidéos, c’est vraiment dur à voir.

Callie, une Française installée à Montréal
La cathédrale Notre-Dame de Paris en flammes.

Un incendie catastrophique a dévasté le haut de la cathédrale Notre-Dame de Paris alors qu'elle faisait l'objet de travaux de rénovation lundi, menaçant l'un des plus grands trésors architecturaux du monde occidental.

Photo : Associated Press / Francois Mori

Travailleuse indépendante à Montréal depuis 13 ans, Sandrine vient quant à elle d’apprendre la nouvelle. « C’est un monument magnifique, c’est triste. Je n’ai pas d’autres mots », dit-elle.

« C’est hyper triste, c’est grave. C’est un bâtiment majestueux, unique, avec des pièces rares, juge Mélanie, originaire de Lyon. Ce serait une grosse perte pour la ville de Paris si elle venait à disparaître. »

Mettant la main sur son cœur, André, qui attend le métro à la station Champ-de-Mars, reconnaît vivre « une angoisse ».

« C’est magnifique, c’est le cœur [de la France], c’est notre patrimoine. Ça nous inquiète, on ne sait pas si c’est un accident ou si c’est terroriste. On vit un peu dans l’attente de savoir ce qu’il se passe », souligne-t-il, alors que le parquet de Paris a annoncé en fin de journée l'ouverture d'une enquête pour « destruction involontaire par incendie ».

La piste d'un feu de départ accidentel serait privilégiée, selon différents médias français.

Comme la tour Eiffel et l’Arc de Triomphe, la cathédrale Notre-Dame, c’est le patrimoine de la France.

Martine, une Française en visite à Montréal

« C’est une catastrophe », avancent Marc et Martine, un couple originaire de Nîmes, qui viennent rendre visite à leur fils, établi à Montréal.

« Notre-Dame, ça représente la France, le catholicisme, notre culture, notre savoir-faire », reprend Marc.

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