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Crise des surdoses en C.-B. : 3 ans d'état d'urgence sans répit

Des pilules bleues dans un sac de plastique

Les surdoses d’opioïdes représentent la première cause de mortalité chez les 30-39 ans au pays.

Photo : Radio-Canada / CBC News

Saïda Ouchaou

La crise des surdoses en Colombie-Britannique se poursuit malgré l'état d'urgence déclaré il y a trois ans. Environ trois personnes meurent chaque jour d'une surdose de drogue.

Ces trois dernières années, la province a augmenté le nombre de centres de consommation sans danger tels que la société de prévention des surdoses (Overdose Prevention Society) et a rendu les trousses de naloxone permettant d’inverser la surdose largement accessibles.

Les responsables de la santé disent que les changements ont sauvé environ 4700 vies. Toutefois, des intervenants du milieu estiment qu’il faudrait en faire plus.

Des boîtes de seringues entreposées à la clinique d'injection supervisée Overdose Prevention Society à VancouverAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des boîtes de seringues entreposées à la clinique d'injection supervisée Overdose Prevention Society à Vancouver

Photo : Rafferty Baker/CBC


La ministre de la Santé mentale et des Dépendances de la Colombie-Britannique, Judy Darcy, affirme que la province s’engage à intensifier la réponse à la crise.

Le danger est que cela devienne la nouvelle normalité.

Judy Darcy, ministre de la Santé mentale et des Dépendances de la Colombie-Britannique

La ministre déplore la stigmatisation associée à la dépendance et se dit déterminée à lutter pour que les attitudes changent.

Elle souligne qu’une personne sur quatre victimes d’une surdose dans la province travaille dans l’industrie des métiers ou de la construction.

« Ces gens deviennent principalement dépendants aux opioïdes à la suite de blessures soignées par des antidouleurs obtenus sur ordonnance », explique la ministre.

Une prévention le plus tôt possible

Pour lutter contre les surdoses et les dépendances aux drogues, les autorités visent aussi la prévention chez les jeunes. Les écoles peuvent faire appel à la GRC, indique le caporal Christopher Manseau.

« Nous avons plusieurs programmes dont le D.A.R.E., Drug Abuse Resistance Education, » explique le porte-parole provincial.

C’est un programme enseigné aux élèves britanno-colombiens de 5e et de 6e année par des policiers en uniforme qui sont spécialement formés à cette fin. Les jeunes apprennent comment dire non et à faire preuve de jugement pour ne pas consommer de drogues.

La commission scolaire de Vancouver (VSB) a quant elle un programme en partenariat avec la régie de la santé Vancouver Coastal, S.A.C.Y., Supporting And Connecting Youth, « Soutenir et relier les jeunes ».

Treize employés travaillent dans ce programme de santé liée à l’usage de substances auprès des élèves de la 8e à la 12e année à la VSB.

En attendant que la crise des surdoses soit résorbée, la Ville de Vancouver a commencé à mettre ses drapeaux en berne chaque année, à la mémoire des victimes de la crise des opioïdes.

La Ville a choisi le 14 avril, parce qu'il s'agit de la date du début de l’état d’urgence déclaré par le médecin-hygiéniste en chef de la province, il y a trois ans. Durant cette période, plus de 3600 personnes sont mortes d'une surdose en Colombie-Britannique.

Colombie-Britannique et Yukon

Crise des opioïdes