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Entente historique pour protéger une oeuvre d'art autochtone

Une oeuvre d'art.

L’œuvre d’art en bois qui mesure 12 mètres de longueur comprend plus de 800 objets recueillis auprès de survivants des pensionnats autochtones.

Photo : Le Musée canadien pour les droits de la personne

Radio-Canada

Le Musée canadien pour les droits de la personne (MCDP), de Winnipeg, et l'artiste de la Colombie-Britannique Carey Newman ont signé un accord afin de protéger l'installation artistique nommée La couverture des témoins.

L’œuvre d’art en bois qui mesure 12 mètres de longueur comprend plus de 800 objets recueillis auprès de survivants des pensionnats autochtones.

Selon la gestionnaire des communications et du marketing du MCDP, Louise Waldman, l’accord concerne la protection et l’utilisation de La couverture des témoins.

« Ça veut dire que le Musée va prendre soin de cette œuvre », affirme-t-elle.

Mme Waldman indique que, dans le cadre de cette entente, les documents écrits et une cérémonie orale ont reçu la même importance dans un accord qui confère des droits légaux à l'œuvre d'art elle-même, en tant qu'entité vivante qui honore les histoires des survivants.

L’artiste et sculpteur autochtone originaire de l'île de Vancouver reconnaît aussi l’importance de cette entente.

Une femme regarde une oeuvre d'art.

Le Musée canadien pour les droits de la personne (MCDP) de Winnipeg et l’artiste de la Colombie-Britannique, Carey Newman, ont signé un accord afin de protéger l’installation artistique nommée La couverture des témoins.

Photo : Le Musée canadien pour les droits de la personne

« Plutôt que d'essayer de décider de nos droits, nous avons mis les droits avec la couverture et les histoires qui nous ont été confiées par les survivants et les survivantes », explique Carey Newman.

La directrice associée de l'unité de recherche en droit autochtone de l'Université de Victoria, Rebecca Johnson, a qualifié l'accord d’unique.

« L'accord a d'énormes ramifications pour moi. Cela me permet de voir le droit sous ses formes créatives, et pas seulement comme quelque chose qui limite et punit, a-t-elle dit. Il donne un aperçu de ce qui est possible lorsque les gens travaillent ensemble pour imaginer de nouvelles façons de se servir du droit. »

Des travaux de restauration de l'oeuvre d'art sont nécessaires après plusieurs années de déplacement. Une nouvelle version itinérante a été créée. Elle sera présentée pour la première fois au musée de Red Deer, du 4 mai au 23 juin.

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