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Obtenir l'aide du gouvernement pour accueillir le reste de ses enfants

Une femme regarde la caméra.
En 2011, un concours de circonstances conduit Louise-Marie Akiki au Canada avec huit jeunes. Puis, neuf autres sont venus la rejoindre en 2016 Photo: Radio-Canada
Denis-Michel Thibeault

Une réfugiée congolaise de Winnipeg, qui a échappé à un massacre qui visait sa famille et l'orphelinat qu'elle gérait, souhaite recevoir l'aide du gouvernement canadien pour faire venir d'autres membres de sa famille.

« Ça me ferait vraiment plaisir », lance Louise-Marie Akiki.

Originaire du nord du Congo, incapable d'avoir plus d'un enfant, elle s'est mise au service d'un orphelinat qui accueillait plus d'une centaine de jeunes.

Mais voilà qu'un conflit interethnique entre deux tribus a mené au massacre de sa famille et de beaucoup de ces orphelins en 2003.

« Ils ont tué les plus jeunes de ces orphelins et les plus vieux ont fui. Même aujourd’hui je n’ai pas de leurs nouvelles. Quand je me suis réveillée, je me suis retrouvée avec 23 enfants », affirme-t-elle.

Fuyant le carnage, Louise-Marie Akiki et les 23 jeunes ont atteint Kampala, la capitale de l'Ouganda. De là, elle a présenté une demande d'asile pour elle et les orphelins.

Elle dit que les agents d’immigrations en Ouganda l’ont forcée à scinder les enfants en trois groupes.

En 2011, un concours de circonstances a conduit Mme Akiki au Canada avec huit enfants. Puis, neuf autres sont venus la rejoindre en 2016.

Maintenant, elle espère faire venir le dernier groupe de six orphelins au Canada.

Cette mission est d'autant plus pressante que Louise-Marie Akiki a récemment découvert qu'elle souffrait d'un cancer du foie.

« Ma vie est devenue précaire, j'aimerais en tout cas voir mes enfants et les six enfants qui sont restés en Ouganda avant ma mort », affirme-t-elle.

Avec des informations de Gavin Boutroy

Manitoba

Immigration