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Sextage : des élèves de deux écoles secondaires plaident coupables

Les mains d'une femme tiennent un téléphone cellulaire.
Une juge s'est étonnée du nombre de causes impliquant le partage d'images intimes entre adolescents Photo: iStock/Getty Images
Yannick Bergeron

Une juge de la Chambre de la jeunesse de Québec s'est dite étonnée par la persistance du phénomène du sextage entre mineurs, lundi matin, après avoir vu deux adolescents plaider coupables à une accusation de distribution de pornographie juvénile.

Deux écoles secondaires différentes ont été touchées, soit l'école Samuel-De Champlain et le Séminaire Saint-François.

Dans le cas du Séminaire, l'adolescent a été expulsé de l'école privée après avoir partagé la vidéo d'un autre élève qui s'adonnait à la masturbation.

La vidéo avait d'abord été partagée dans un groupe restreint il y a quelques années par la victime.

L'accusé a obtenu la vidéo d'un élève d'une autre école l'été dernier, avant de la partager avec deux étudiantes de sa classe au Séminaire Saint-François.

Informée de la situation, la direction a rapidement pris les mesures nécessaires « pour s'assurer que la vidéo soit effacée et ne circule plus », a précisé le procureur de la poursuite, Me Hugo Breton.

Me Hugo Breton répond aux questions des journalistes du palais de justice de Québec.Me Hugo Breton Photo : Radio-Canada

Il a également souligné la réaction des parents de l'accusé, qui ont appuyé la direction de l'école dans son intervention.

« Les adolescents ne saisissent par que lorsque ce type de document se retrouve sur le web, c'est pour longtemps », a pour sa part déploré la juge Judith Landry.

« C'est toujours étonnant de voir que ce type de dossier dénoncé sur toutes les tribunes ne cesse de se multiplier », a constaté la juge.

L'adolescent a obtenu une absolution conditionnelle au versement d'un don de 300 $.

Partage sans consentement

Un élève de l'École secondaire Samuel-De Champlain a également reconnu, devant la juge, avoir partagé des images intimes d'une élève.

Cette dernière avait développé une relation amoureuse virtuelle avec l'accusé.

Elle lui a fait parvenir des photographies explicites, mais ne s'attendait pas à ce que le garçon les partage avec d'autres élèves.

Enseigne de l’École secondaire Samuel-De ChamplainL’École secondaire Samuel-De Champlain fait partie de la Commission scolaire des Premières-Seigneuries. Photo : Radio-Canada

Quand la victime l'a constaté, elle a alerté la direction de l'établissement scolaire.

« L'école a agi avec une très grande célérité et un grand respect des personnes impliquées » a tenu à souligner la juge.

L'adolescent reviendra devant le tribunal au mois de juillet pour la détermination de sa peine.

Deux autres élèves qui ont repartagé les images ont pu bénéficier du programme de sanctions extrajudiciaires et n'ont donc pas été traduits devant la Chambre de la jeunesse.

Québec

Crime sexuel