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Pas d’argent frais pour terminer les travaux de la route 69

Deux passerelles sous la neige.

Deux passerelles restent inutilisées près de Key River, en attendant que la nouvelle route 69 à quatre voies soit terminée.

Photo :  CBC / Erik White

Radio-Canada

Le récent budget des progressistes-conservateurs en Ontario n'a pas engagé d'argent supplémentaire pour parachever la route 69 et la convertir en une autoroute à quatre voies. Les travaux actuels, qui tireront à leur fin en 2021, prévoient laisser un tronçon de 68 km à deux voies entre Key River et Parry Sound, au nord de Toronto.

La construction de routes est habituellement non partisane.

Mais l’élargissement à quatre voies de la route 69 entre Sudbury et Parry Sound est un enjeu depuis que l’ancien député provincial de Sudbury, Rick Bartolucci, l’a nommé la « route de la mort », dans les années 1990, alors que la province était gouvernée par Mike Harris.

Une pelle mécanique sur un terrain rocailleux.

Les machines lourdes sont occupées le long du corridor routier au sud de la rivière des Français, mais aucun travail n'est prévu après 2021.

Photo :  CBC / Erik White

Depuis leur entrée au pouvoir en 2003, les libéraux ont investi des millions de dollars dans le projet.

Malgré l’absence de ce tronçon dans le budget déposé la semaine dernière, le ministère des Transports affirme que l’élargissement de la route n’est pas annulé, mais que toutes les dépenses approuvées par le gouvernement précédent sont à l’étude.

J’espère que ce n’est pas une question partisane, affirme Glenn Thibeault, l’ancien député libéral de Sudbury.

Glenn Thibeault marche dehors.

Le ministre de l'Énergie Glenn Thibeault est le dernier témoin de la Couronne au procès pour corruption de deux membres influents du PLO en lien avec l'élection partielle de 2015 dans la circonscription de Sudbury.

Photo : Radio-Canada / Yvon Thériault

Lorsqu’il a perdu ses élections en juin 2018, M. Thibeault a déclaré que les négociations se déroulaient bien avec trois Premières Nations le long des 68 kilomètres restants.

Le gouvernement, dit-il, était prêt à lancer deux appels d’offres.

Nous aurions donc été en mesure de faire avancer le projet et de maintenir les pelles dans le sol, déduit-il.

Pas de progrès des pourparlers avec les Premières Nations

Le ministère des Transports indique que les pourparlers se poursuivent avec les Premières Nations de Henvey Inlet, de Shawanaga et de Magnetawan.

Mais le chef de Magnetawan, Lloyd Myke, affirme qu’il n’a pas parlé à la province depuis plus d’un an.

L’année a été tranquille, dit-il. Il n’y a pas eu de progrès ou quoi que ce soit dans les négociations. Nous n’avons pas été en mesure de nous asseoir à la table.

Le chef Myke soutient que le principal problème pour la Première Nation de Magnetawan est d’obtenir une compensation adéquate pour l’utilisation de ses terres, et de s’assurer que la station-service et les Tim Hortons que la collectivité a construits le long de la route existante continuent de fournir des emplois et des revenus à sa communauté.

Ça ne se produira qu’une seule fois, et nous devons être dans une meilleure position une fois que le projet est terminé, affirme-t-il.

Un impact incertain sur les commerçants

Pour sa part, le propriétaire de Key Marine Resort est presque certain qu’il vendrait moins d’essence si la nouvelle autoroute était construite derrière le commerce qu’il exploite depuis 19 ans.

Ghaffar Khan, le propriétaire de Key Marine Resort, à Key River.

Ghaffar Khan est le propriétaire de Key Marine Resort à Key River.

Photo :  CBC / Erik White

Ghaffar Khan espère cependant qu’une autoroute amènera plus de touristes de Toronto à louer des chalets et des bateaux de pêche.

Ce qui est certain, c’est que ce n’est pas une bonne idée de laisser le projet à moitié fait, dit M. Khan. Aussi bien terminer le projet, quand 80 % sont quasiment parachevés.

Avec les informations de CBC

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