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Retour au travail chargé de questions, de tristesse et d'espoir à l'usine Fiat-Chrysler de Windsor

Un travailleur en contre-plongée travaille sur une Dodge Grand Caravan avec ses outils.

Un travailleur sur une ligne d'assemblage de l'usine de FCA à Windsor.

Photo : La Presse canadienne / Geoff Robbins

Radio-Canada

Les quelque 6000 employés de Fiat-Chrysler à Windsor reprennent le chemin de l'usine lundi après deux semaines de chômage technique. Une reprise du travail difficile alors que le constructeur a annoncé juste avant la fermeture temporaire la suppression d'un quart de travail dès l'automne prochain.

Les travailleurs retournent au travail avec une certaine fébrilité teintée d'inquiétudes, de tristesses et d'espoirs.

C'est le cas de Mike Kozak qui travaille à l'usine depuis 24 ans. Il explique que depuis deux semaines, ils ont eu très peu de nouvelles de la part de leur employeur sur ce qui va se passer.

Nous sommes comme dans une bulle ici constate-t-il.

D'importantes conséquences sur la communauté

Il sait toutefois qu'un ralentissement à l'usine FCA va avoir des effets dans toute la communauté.

Ce n'est pas 1500 personnes. Ça va bien plus loin que ça, rappelle-t-il.

Kathy McKay est également une employée de l'usine depuis 24 ans. Elle a aussi connu les hauts et les bas de l'entreprise.

Selon elle, si le quart de travail est supprimé, il sera quasiment impossible de le faire revenir.

Mme McKay pense que ces compressions auront aussi un impact important sur les organismes de bienfaisance locaux, notamment de jeunesse, qui recueillent des fonds aux portes de l'usine lors les changements de quart.

Il y a des gens aux portes chaque semaine qui font des collectes pour les clubs sportifs de leurs enfants, raconte-t-elle.

Elle indique par ailleurs que les travailleurs ont recueilli un million de dollars pour Centraide grâce à des dons par chèque de paie.

Chaque semaine qu'on n'est pas là, ces promesses ne sont pas honorées et l'argent ne va pas à la communauté, déplore-t-elle.

Lueur d'espoir

Certains employés espèrent que les travailleurs les plus âgés accepteront des offres de départ à la retraite, ce qui permettrait d'ouvrir des postes.

Pour Mme McKay, il faut surtout que le syndicat, le gouvernement et FCA se rencontrent pour trouver une solution.

Pour sa part, le syndicat Unifor s'est engagé à faire tout son possible pour préserver les 1500 emplois menacés.

Le président national Jerry Dias doit d'ailleurs rencontrer FCA cette semaine.

Windsor

Industrie automobile