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De policier à producteur de sirop d'érable, il adore son nouveau métier

De la GRC au sirop d'érable, voici le parcours de Patrice Gauthier.
Radio-Canada

Un policier à la retraite dans le nord-est du Nouveau-Brunswick est devenu un acériculteur par passion et pour le plaisir de ses proches.

En bâtissant sa propre érablière sur sa terre dans la région de Tetagouche-Sud, il y a une douzaine d'années, Patrice Gauthier a réalisé un rêve.

Quand j'étais jeune, je me rappelle que j'adorais ça, tu sais, en chevaux à l'érablière. Je courais après les chaudières et je buvais la sève. J'adorais ça, raconte M. Gauthier.

Au début, il n'entaillait que quelques dizaines d'érables, mais les choses ont vite évolué. Présentement, j'ai à peu près 600 entailles, entre 600 et 650, précise-t-il.

Il a remplacé la plupart de ses chaudières par un système tubulaire, il y a trois ans. Malgré ce changement important, il continue de dire que son érablière est de type artisanal.

Tout mon sirop, je le cuis au bois, donc ce n’est pas à l'huile ou ce n'est pas à l'électricité comme les gros producteurs, explique-t-il.

Patrice Gauthier prend la mesure de son sirop dans son érablièreAgrandir l’imageLa production du sirop d'érable est un travail de précision, explique Patrice Gauthier. Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Patrice Gauthier a été policier au sein de la Gendarmerie royale du Canada pendant plusieurs années. Il a pris sa retraite, il y a deux ans, et profite maintenant pleinement de la nature.

J'ai beaucoup moins de stress qu'étant policier. Je peux [prendre] mes décisions, travailler quand je veux et prendre un petit repos quand je veux aussi, souligne-t-il.

Mais s'occuper d'une sucrerie n'est pas seulement une partie de plaisir. Je n’arrête pas là de la journée, et j'adore ça.

Ce travail physique demande aussi beaucoup de précision. La petite ligne, là, quand elle est au niveau du dessus du sirop, là, je sais que mon sirop est exactement parfait, indique Patrice Gauthier.

Sa conjointe, Gaëtane Hachey, lui donne un bon coup de pouce. Cette activité lui procure quelque chose de thérapeutique qui l'éloigne du train-train quotidien.

Gaëtane Hachey et Patrice Gauthier côte-à-côte dans leur érablièreAgrandir l’imageGaëtane Hachey et Patrice Gauthier aiment se consacrer à l’érablière en pleine nature. Photo : Radio-Canada / François Vigneault

On marche. Tu entends les oiseaux. C'est la nature, hein! Tu ne peux pas faire autrement que décrocher, affirme Mme Hachey.

Patrice Gauthier espère un jour transmettre sa passion à ses enfants. Mais entre-temps, il souhaite la collaboration de Dame Nature afin que les fervents de sirop d'érable y trouvent leur compte.

Quand j'en offre des fois en cadeaux et que j'entends le monde dire : "Ah, le sirop, il est tellement bon, il est tellement bon." Pour moi, c'est une grande satisfaction, conclut l’ancien policier.

D’après un reportage de François Vigneault

Nouveau-Brunswick

Retraite