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Le nom d'une femme abénaquise pour le futur pont des Grandes-Fourches?

Le futur pont des Grandes-Fourches, à Sherbrooke. Les élus ont choisi un concept loin du modèle traditionnel. Ce sera un pont haubané.

Le futur pont des Grandes-Fourches, à Sherbrooke

Photo : Ville de Sherbrooke

Radio-Canada

Une pétition réclamant le nom abénaquis Mali Agat pour le futur pont des Grandes-Fourches sera déposée lundi soir au conseil municipal de Sherbrooke. Par ce toponyme, les organismes Les Pépines et Concert action femmes Estrie, à l'origine de la pétition, souhaitent honorer une Abénaquise reconnue au sein de la Première Nation.

La signature du pont va rappeler la forme du tipi pour souligner la présence et l'histoire du peuple abénaquis qui a habité ici. Alors c'était tout à fait cohérent pour nous que le pont porte le nom d'une femme abénaquise, explique Solange Masson, directrice des Pépines.

Dimanche soir, 400 personnes avaient signé la pétition. Les deux organismes derrière l'initiative espèrent que les élus de Sherbrooke et le comité de toponymie feront preuve d'ouverture. Le nom de Mali Agat (1740-1816) a été proposé par le Grand Conseil de la nation Waban-Aki.

Mali Agat était une guérisseuse nomade, qui se promenait ici dans les années 1700. Elle était renommée pour ses habiletés. Elle guérissait autant les Amérindiens que les colons, soutient Solange Masson.

Deux organismes sherbrookois sont à l'origine d'un pétition réclamant le nom d'une femme pour le futur pont des Grandes-Fourches.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Près de 400 personnes ont signé une pétition pour réclamer le nom d'une femme pour le futur pont des Grandes-Fourches.

Photo : site Internet de la pétition

Le président du comité de toponymie, Paul Gingues, n'est pas fermé à l'idée. Il avoue avoir reçu très peu de suggestions de noms pour le futur pont, dont la construction doit commencer cet été.

Selon lui, il faut vérifier étroitement les données historiques.

Le problème qu'on a souvent avec les peuples autochtones, ce sont des traditions orales, donc on retrouve peu d'écrits. Il ne faut pas oublier qu'il y a eu plusieurs Iroquoiens, des Vikings qui sont passés par ici. C'est à étudier tout ça. Mais c'est sûr que ça ne sera pas refusé du revers de la main, affirme Paul Gingues.

Ce dernier invite d'ailleurs la population à suggérer des noms sur le site Internet de la Ville de Sherbrooke.

Le pont signature coûtera environ 40 millions de dollars, dont 26 millions seront assumés par Québec.

C'est l'Abénaquise Suzie O'Bomsawin qui doit déposer la pétition lundi soir au conseil municipal de Sherbrooke.

En Estrie, seulement deux ponts portent un nom féminin : un à Saint-Herménégilde et l'autre à Lac-Mégantic.

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