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Hydro-Québec fête ses 75 ans et voit l'avenir en vert

Le reportage de Kim Vermette
Radio-Canada

La société d'État Hydro-Québec a souligné dimanche ses 75 ans en mettant l'accent sur la transition énergétique.

L’électrification des transports et le partenariat étaient au menu d’un débat, animé entre autres par les anciens premiers ministres Lucien Bouchard et Jean Charest.

Le débat a également porté sur les changements climatiques. Le Québec a vécu, voilà quelques jours, un épisode de verglas qui a privé d’électricité des centaines de milliers de clients.

On a plusieurs équipes chez Hydro Québec qui travaillent présentement à comprendre l’impact des changements climatiques sur la végétation, sur nos équipements, sur l’eau, sur nos barrages.

Éric Martel, PDG Hydro-Québec

« Hydro-Québec s’impose plus que jamais comme une solution aux grands défis que le Québec doit relever », estime François Legault, premier ministre du Québec.

Et le partenariat avec les provinces canadiennes, ainsi qu'avec le voisin américain en constitue un jalon important.

Je vais continuer à insister auprès de l’Ontario, auprès des États du Nord-Est américain pour dire : "On a de l’électricité qui est disponible."

François Legault, premier ministre du Québec

M. Legault insiste également sur l'importance de trouver des clients, rappelant que son gouvernement a stoppé le projet de parc éolien Apuiat dès son arrivée au pouvoir en raison des surplus d'énergie d'Hydro-Québec.

Le premier ministre aussi voit un avantage économique dans ces surplus et la capacité de croissance d'Hydro-Québec en matière d'énergie verte.

Charest et Bouchard appuient Legault

L’ancien premier ministre Jean Charest se dit du même avis que François Legault, dont il salue l’audace d'ouvrir le réseau d'Hydro-Québec au reste du Canada.

Pour la première fois de l'histoire, il s'ouvre à la possibilité que le Québec travaille avec ses voisins immédiats et avec le gouvernement fédéral pour faire une ligne d'interconnexion à travers le Canada.

Jean Charest, ancien premier ministre

« Il faut construire! L'Ontario a des besoins énormes en électricité », a déclaré de son côté Lucien Bouchard en insistant sur l'importance de pousser le développement économique du Québec à travers Hydro.

Pour André Caillé, qui a dirigé la société d'État de 1996 à 2004, les surplus d'énergie actuels demeurent fragiles et il faut toujours se projeter dans l'avenir.

« Un projet, ça prend 15 ans entre le moment où on le décide en haut lieu et le moment où on actionne les turbines. Il faut parler des surplus que nous aurons dans 15 ans étant donné qu'entre-temps il n'y a rien sur la table », précise-t-il.

La croissance énergétique, c'est la moitié de la croissance économique dans un pays développé, alors il n'y en aura pas tellement de surplus dans 15 ans.

André Caillé, ancien dirigeant d’Hydro Québec

Outre Lucien Bouchard et Jean Charest, cinq anciens premiers ministres du Québec étaient présents lors de l'événement de dimanche.

Daniel Johnson fils a souligné les liens très étroits entre l'histoire d'Hydro-Québec et celle de sa famille.

« Ce sont des souvenirs familiaux pour moi. J'avais 13 ans quand mon père a été nommé ministre des Ressources hydrauliques. Les barrages, les rivières, les réservoirs, ça faisait partie du vocabulaire qu'on entendait à la maison », a-t-il raconté en entrevue avec La Presse canadienne.

« En même temps, littéralement 10 ans plus tard, papa est décédé à Manic-5, le barrage qui porte maintenant son nom », a-t-il ajouté.

Hydro-Québec a pratiquement été un deuxième chez-soi pour l'ex-chef libéral qui a occupé le même bureau que son frère Pierre Marc Johnson dans l'édifice de Montréal.

Le reportage de Vincent Maisonneuve.

Hydro-Québec à travers l’histoire

Tout a commencé le 14 avril 1944, lorsque le gouvernement libéral d’Adélard Godbout adopte la Loi établissant la Commission hydroélectrique de Québec.

Les entreprises Montreal Light, Heat and Power Consolidated, Montreal Island Power Company et Beauharnois Light, Heat & Power Company sont expropriées pour créer une société d'État sous le nom Hydro-Québec.

Forte au départ d’un réseau de distribution de gaz et de quatre centrales hydroélectriques, la nouvelle entreprise publique fera de l'acquisition d'entreprises et d’infrastructures d'électricité une priorité.

En 1960, sous le gouvernement de Jean Lesage, une autre opération de nationalisation de l'électricité est lancée.

Hydro-Québec négocie alors l'acquisition de distributeurs privés et entreprend le développement de son propre réseau par la construction de ses premiers grands complexes hydroélectriques.

Avec les informations de La Presse canadienne

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