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Le gouvernement manitobain pourrait accélérer la tenue d’élections anticipées

Le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister, porte un  costume-cravate et a la tête tournée vers la gauche lors d'un discours.

Le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

La Presse canadienne

La dispute entre le Parti progressiste-conservateur au pouvoir et le Nouveau Parti démocratique (NPD) du Manitoba concernant l'adoption du projet de loi relatif au budget fait régner l'incertitude quant à l'entrée en vigueur d'une réduction de taxe et à la tenue d'élections anticipées.

Le projet de loi omnibus de budget du gouvernement Pallister, déposé ce printemps, inclut une réduction de la taxe de vente provinciale de 8 à 7 % qui entrerait en vigueur dès le 1er juillet.

Ce projet de loi cherche aussi à éliminer le financement public des dépenses électorales des partis et des candidats. Le NPD dit que ce changement nuirait aux candidatures de personnes à bas revenu, et menace d’utiliser les procédures parlementaires pour retarder le vote sur l’entièreté du projet de loi jusqu’à l’automne.

Selon les règles du Palais législatif, le NPD doit annoncer sa décision d’ici mercredi. Elles imposent aussi que l'opposition ne puisse pas retarder l'adoption du projet de loi au-delà du mois de novembre. À ce moment-là, la majorité parlementaire des progressistes-conservateurs pourra facilement adopter le budget.

De son côté, le premier ministre Brian Pallister a carrément lancé le défi au NPD de s'opposer au projet de loi.

« Il n’y a pas de raison de retarder [l'adoption des dispositions de ce projet de loi]. Nous avons fait campagne avec, nous avons reçu le mandat des Manitobains pour faire ces choses », dit-il.

S’ils veulent se battre contre ce projet de loi, c’est une décision qui leur revient.

Brian Pallister, premier ministre du Manitoba

Pour sa part, le chef du NPD, Wab Kinew, mentionne la possibilité, sans s’y engager formellement, que son parti ne retarde pas l'adoption du projet de loi si le gouvernement accepte de supprimer la portion portant sur le financement électoral. Dans une lettre ouverte destinée au premier ministre et publiée jeudi, il suggère que la question des remboursements de dépenses électorales soit étudiée par un comité multipartite.

Vers des élections anticipées?

Le premier ministre a récemment laissé entendre qu'il pourrait déclencher des élections avant la date limite prévue, selon la règle des élections à date fixe, du 6 octobre 2020.

Vendredi, M. Pallister a dit qu’il ne pensait pas déclencher une élection avant le premier juillet, lorsque la réduction de la taxe de vente entrera en vigueur.

« Mais je ne sais pas ce qui va se passer avec le NPD », ajoute-t-il toutefois.

« S’ils essaient de retarder la réduction de la taxe de vente provinciale, ou ne soutiennent pas ce projet de loi, c’est une préoccupation sérieuse », poursuit le premier ministre.

M. Pallister affirmait, le mois dernier, qu’il pouvait réduire cette taxe, le 1er juillet, et adopter le projet de loi ultérieurement. L’opposition était d’accord. C’est une pratique courante des gouvernements.

Cependant, le premier ministre et son ministre des finances, Scott Fielding, ont changé leur message. Ils disent maintenant que les manœuvres du NPD mettent en danger la baisse de la taxe de vente.

« Le premier ministre est en train de fabriquer une crise pour avoir un prétexte pour lancer les élections », soutient, pour sa part, le chef de l’opposition, Wab Kinew.

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