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Baleine noire de l’Atlantique Nord : déjà trois baleineaux aperçus en Nouvelle-Angleterre

Une femelle baleine noire de l'Atlantique Nord, baptisée EgNo 4180, et son baleineau aperçus dans la baie de Cape Cod le 11 avril 2019.

Une femelle baleine noire de l'Atlantique Nord, baptisée EgNo 4180, et son baleineau aperçus dans la baie de Cape Cod le 11 avril 2019.

Photo : Center for Coastal Studies / NOAA, permis de recherche #19315-1

Radio-Canada

Il s'agit d'une autre bonne nouvelle pour la baleine noire de l'Atlantique Nord, une espèce en voie de disparition dont il ne resterait qu'un peu plus de 400 individus. Le Centre des études côtières à Provincetown, au Massachusetts, rapportait avoir repéré jeudi deux autres femelles et leurs baleineaux, pour un total de trois nouveau-nés jusqu'ici cette saison près de Cape Cod, en Nouvelle-Angleterre.

La surveillance aérienne dans cette région permet de repérer les femelles et leurs petits.

Cet hiver, pas moins de sept nouveau-nés ont été repérés le long des côtes du sud-est des États-Unis. Il s’agit d’un « baby-boom » porteur d’espoir, puisque la saison précédente, aucun nouveau-né n’avait été aperçu, et que le nombre de mortalités dépasse celui des naissances depuis quelques années.

D’après un rapport paru à la fin de 2018, il ne restait en 2017 que 411 baleines noires de l’Atlantique Nord dans le monde, dont à peine 71 femelles reproductrices.

Les baleines noires de l’Atlantique Nord mettent bas durant l’hiver au large de la Floride et de la Georgie, dans le sud-est des États-Unis, avant de remonter vers le nord au printemps pour gagner le golfe du Maine. On les verra plus tard dans le golfe du Saint-Laurent.

Mesures de protection des baleines noires encore cette année

En 2017, pas moins de 17 baleines noires de l’Atlantique Nord avaient été trouvées mortes dans les eaux canadiennes et américaines, dont 12 dans le golfe du Saint-Laurent.

L’activité humaine est largement responsable de la situation dans laquelle se trouve l'espèce, car les nécropsies pratiquées ont démontré que plusieurs mortalités étaient attribuables à des collisions avec des navires ou à l’enchevêtrement fatal des mammifères dans des cordages de pêche.

Le gouvernement canadien a réagi en imposant de strictes limites de vitesse pour les navires dans le golfe, et des restrictions pour certaines activités de pêche. Aucune mort de baleine noire attribuable à l’activité humaine n’a été signalée en 2018 dans les eaux canadiennes.

Pour 2019, le gouvernement poursuit ses efforts, mais Pêches et Océans Canada a allégé certaines mesures de protection. Par exemple, les pêcheurs dans le golfe du Saint-Laurent verront que la zone fermée à leurs activités sera beaucoup moins grande que celle délimitée l’an dernier.

Avec les informations de Associated Press

Nouvelle-Écosse

Faune marine