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Saint-René-de-Matane maintenant prêt en cas de mesures d’urgence

Entrée du village de Saint-René au printemps
Environ 40 % du village de Saint-René-de-Matane est situé en zone inondable. Photo: Radio-Canada / Joane Bérubé
Radio-Canada

Desjardins verse une subvention de 21 756 $ à la Municipalité de Saint-René-de-Matane pour l'achat et l'installation de deux génératrices. Grâce à ce soutien, le centre de crise de Saint-René-de-Matane est maintenant pleinement fonctionnel.

Le centre a même été utilisé cet hiver durant une panne d’électricité d’une douzaine d’heures. La seconde génératrice a été installée dans le centre de coordination des mesures d’urgence.

Le conseil municipal a d’ailleurs mis sur pied un plan d’urgence avec une liste des résidents sans chauffage d’appoint en cas de panne majeure.

Ces gens sont aussitôt contactés par des bénévoles lorsque le village est touché par une panne d’électricité de plus de 10 heures.

Le maire du village de Saint-René, Rémi Fortin, explique que le projet de mettre sur pied un centre de crise est survenu à la suite de la tempête hivernale de janvier 2017. Lorsque je suis entré à la mairie, raconte M. Fortin, on avait eu une grosse panne de courant de 20 heures consécutives. Je me suis dit que ce n’était pas vrai que dans ma municipalité, on ne serait pas capable d’accueillir nos gens en cas de crise.

Un homme debout au micro qui lit un documentLe maire de Saint-René, Rémi Fortin Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

Environ 40 % du territoire de Saint-René est situé en zone inondable.

Il n’est pas rare aussi au printemps que les liens routiers de la municipalité soient coupés en raison du débordement de la rivière Matane et que les résidents soient touchés par un manque de courant. Ça ne se vit pas nécessairement dans les autres municipalités, souligne le maire, avec la rivière, au printemps, on est toujours sur le qui-vive. On a toujours une rencontre avec la Sécurité civile, le service d’incendie, la police pour se préparer en prévision d’inondations.  

L’aménagement du centre de crise et du centre de coordination, une facture de 26 000 $, n’a presque rien coûté à la Municipalité.

Des fonds versés par la Sécurité civile ont permis de payer le branchement électrique des nouvelles génératrices, achetées et installées grâce au soutien financier de Desjardins.

Avec cet équipement, les deux centres pourront être complètement autonomes pendant plus de 48 heures.

Une génératrice blanche près d'un bâtiment.L'argent a servi à installer et à acheter deux génératrices. Celle-ci a été installée au centre communautaire. Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

La Municipalité prévoit agrandir sous peu son centre communautaire afin d’y entreposer le matériel nécessaire en cas de mesures d’urgence.

Des ristournes pour soutenir les communautés

L’aide de Desjardins provient du Fonds d’aide au développement du milieu.

En Matanie, le budget du fonds a été établi à 200 000 $ par année. Le président de la Caisse de la Matanie, Norman Grant, explique que la Caisse utilise cet argent pour financer des projets communautaires.

Des projets qui peuvent aider les jeunes et les personnes âgées. Quand on peut faire d’une pierre, deux coups, on ne dédouble pas l’argent, on donne les services, on les rend pour tout le monde et cette opportunité d’aider Saint-René nous a fait énormément plaisir.

Trois hommes qui tiennent dans leurs mains un exemplaire agrandi d'un chèque de 21 756 dollars.Le directeur de la Caisse Desjardins de la Matanie, Denis Girard, le maire de Saint-René, Rémi Fortin et le président de la Caisse de la Matane, Norman Grant Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

La Municipalité de Saint-René, qui a bien assimilé les nouvelles orientations de Desjardins sur sa présence auprès des communautés, a déjà soumis un nouveau projet au Fonds d’aide au développement du milieu.

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