•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Arrêt du transport scolaire dans le secteur Lac-à-la-Tortue : les parents en colère

 Plusieurs rues du secteur Lac-à-la-Tortue à Shawinigan sont minées de crevasses.

Plusieurs rues du secteur Lac-à-la-Tortue à Shawinigan sont minées de crevasses.

Photo : Radio-Canada / Yoann Dénécé

Radio-Canada

Une nouvelle directive de la Commission scolaire de l'Énergie fait vivement réagir près du secteur Lac-à-la-Tortue à Shawinigan. Les enfants qui y résident n'auront plus accès au transport scolaire, vu le très mauvais état de la route.

La Commission scolaire de l'Énergie reconnaît que le transporteur scolaire refuse désormais de s'aventurer dans les routes du secteur du lac à la Tortue.

La décision touche 55 élèves et huit autobus. Pour l'instant, les jeunes devront tous se rendre, lundi matin, au coin des chemins de la Vigilance et des Daniel.

En ce qui concerne l'heure tardive de l'appel, ce serait le transporteur, excédé par les blessures au dos de ses chauffeurs et par les suspensions brisées, qui a placé la Commission scolaire devant un ultimatum vendredi après-midi.

Pointée du doigt par les citoyens du secteur, la Ville de Shawinigan rejette le blâme vers l'entrepreneur responsable du chantier, Allen entrepreneur général.

Les parents, eux, s'indignent de la situation. La commission scolaire leur aurait demandé de déposer leurs enfants à deux coins de rue précis.

Faut aller porter nos enfants au bout, sur le Chemin des Daniel au coin de la Vigilance. Il faut aller les rechercher le midi, les reporter. Je dois aller les rechercher le soir. On n’a pas juste ça à faire nous autres. On doit travailler. En plus, elle [la Commission scolaire] ne veut pas payer le service de garde, affirme Benoît Garceau, un résident du secteur Lac-à-la-Tortue.

Sandra Déry, une résidente d'Hérouxville, s'inquiète de la sécurité des enfants laissés sur ces coins de rue.

Ce n’est pas un endroit sécuritaire avec tous les trous et je ne les vois vraiment pas faire le trajet et les laisser sans surveillance. Avec la circulation qui peut avoir, il y en a qui roulent vite parfois, malgré les dommages qu’ils peuvent faire sur leur voiture, indique Mme Déry.

Une autre mère de famille, Synthia Mongrain, questionne les conséquences des crevasses sur les voitures des résidents.

Si la Commission scolaire juge que l’autobus ne peut plus passer, qu'il y a trop de dommages de faits et que ça a causé des maux de dos aux chauffeurs, c’est ce qu’on nous a dit, je me dis nous, en tant que citoyens, est-ce que c’est normal que plusieurs fois par jour qu’on passe là et qu’on brise nos autos?

Stéphane Morasse, propriétaire des autobus Paul Le Jeune a dû se conformer à la demande de la Commission scolaire de l’Énergie de ne plus se rendre dans les rues abîmées. Il confirme toutefois que ses chauffeurs n’ont plus envie de s’y rendre. J’ai au moins un chauffeur en arrêt de travail à cause d'un mal de dos, s’est-il désolé, en ajoutant que la suspension de son autobus a été changée deux fois depuis le début du printemps.

Radio-Canada a tenté de joindre le maire d’Hérouxville sans succès. Pour l’instant, la Ville de Shawinigan n’a toujours pas émis de date exacte quant au début des travaux.

Mauricie et Centre du Québec

Politique