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Nouvelle-Écosse : trois élus progressistes-conservateurs pourraient faire le saut en politique fédérale

Députés et sièges vacants à l'Assemblée législative à Halifax le 27 mars 2019.

Certains sièges de l'Assemblée législative de la Nouvelle-Écossse pourraient être vacants après les élections fédérales de cet automne.

Photo : Radio-Canada / CBC / Michael Gorman

Marielle Guimond

Insatisfaits du bilan de Justin Trudeau au fédéral, trois élus progressistes-conservateurs ont manifesté leur intérêt à se présenter comme candidats aux prochaines élections fédérales. Selon le chef du Parti progressiste-conservateur de la province, ces candidatures potentielles témoignent des échecs du gouvernement libéral de Justin Trudeau.

La session parlementaire qui vient de prendre fin à Halifax pourrait bien avoir été la dernière pour trois députés.

Qui sont-ils?

Chris d’Entremont, député d’Argyle-Barrington, et Eddie Orrell, député de Northside-Westmount, ont tous deux confirmé aux médias qu’ils allaient solliciter une nomination pour être candidats dans les circonscriptions West Nova et Sydney.

Le député de Sydney River-Mira-Louisbourg, Alfie MacLeod, a quant à lui déclaré qu’il allait réfléchir à cette éventualité durant le prochain mois. S’il décide d’aller de l’avant, c’est le château fort libéral Cap Breton-Canso qui serait dans sa ligne de mire.

Si certains pourraient interpréter ce saut au fédéral comme une défection, ce n’est pas le cas pour le chef du Parti progressiste-conservateur Tim Houston.

Selon lui, il ne s’agit pas d’un désaveu ou d’un manque de confiance en son leadership nouveau, mais bien, le symptôme d’une problématique plus grande : ce qu'il considère comme les échecs répétés du gouvernement Trudeau.

Je crois que ça démontre qu’il y a une pression active sur les membres du caucus afin qu’ils sollicitent des nominations et que la manière dont les libéraux gouvernent crée ces opportunités, mentionne Tim Houston.

Tim Houston répond aux questions des médias devant des drapeaux de la Nouvelle-Écosse le 10 janvier 2019 à Halifax.

Tim Houston, chef du Parti progressiste-conservateur de la Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada / CBC

Le chef progressiste-conservateur avance qu’il y a beaucoup de pression pour des sollicitations de nominations de candidatures auprès de députés qui souhaitent briser le règne libéral dans l’Atlantique.

Je ne crois pas que lors des dernières élections, il y a eu un tel intérêt aux dernières élections fédérales. La scène politique a changé.

Tim Houston, chef parti progressiste-conservateur de la Nouvelle-Écosse

Radier les libéraux de la carte de l’Atlantique

Chris d’Entremont a acquis son premier siège à l’Assemblée législative en 2003 et depuis, il a remporté les élections dans la circonscription d’Argyle à cinq reprises.

Le pilier du parti a servi sous les gouvernements des premiers ministres John Hamm et Rodney MacDonald en tant que ministre et c’est à lui que les Néo-Écossais doivent la première mouture du programme d’assurance-médicaments familiale.

Il estime qu’il est temps de plonger dans l’arène politique fédérale pour continuer à servir les citoyens.

Même son de cloche pour Eddie Orrell, le député de Northside-Westmount.

Il est temps que ce soit de nouveau un gouvernement conservateur à Ottawa afin de mieux servir la région… Je suis prêt à relever le défi

Eddie Orrell, député du Parti progressiste-conservateur de la Nouvelle-Écosse

Si la décision de M. MacLeod n’est toujours pas prise, il ne cache pas être interpellé par la cause conservatrice.

Je crois qu’il y a un changement dans les attitudes des citoyens et je veux être un agent de ce changement , a-t-il déclaré.

Avec les informations de La Presse canadienne.

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