•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Retour au calme dans les rues d’Alger

Plusieurs camions de police sont stationnés devant la Grand Poste pendant la journée à Alger.

Les policiers sont nombreux devant la Grande Poste d'Alger samedi matin.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Bélanger

Radio-Canada

Après un vendredi de manifestation lourdement réprimée par les forces de l'ordre, la capitale algérienne est à nouveau tranquille sous une surveillance policière importante.

On note une douzaine de manifestants au coeur d’Alger, un contraste considérable avec les centaines de milliers de personnes qui se sont rassemblées vendredi pour manifester contre le pouvoir en place.

Cette dernière journée de manifestation a d’ailleurs été vivement réprimée par les forces policières, qui ont, pour la première fois, fait appel à leur groupe opérationnel, généralement employé pour faire face aux menaces terroristes ou aux prises d’otages.

Samedi, ce sont une centaine de policiers qui patrouillent non loin de la Grande Poste, devenue le point de ralliement des manifestants algériens.

La population s’affaire plutôt à ses activités habituelles, les manifestants préférant attendre à vendredi prochain pour à nouveau gagner les rues.

Cela fait maintenant huit semaines que les Algériens manifestent contre le gouvernement, d'abord pour réclamer le départ de l'ancien président Abdelaziz Bouteflika, ensuite pour s'en prendre plus largement à la classe dirigeante et au système politique.

Ces manifestations hebdomadaires ont d’ailleurs gagné le nom de « vendredire » et se sont pour la plupart déroulées dans le calme.

Un scrutin présidentiel est prévu pour le 4 juillet prochain, mais cela n'a pas calmé les foules, qui exigent davantage de transparence.

De plus, ce scrutin pourrait ne pas se dérouler sans accrocs, puisque plusieurs magistrats, chargés de superviser les élections, ont annoncé samedi qu’ils allaient boycotter celle du 4 juillet.

Plus d'une centaine de magistrats ont manifesté samedi devant le ministère de la Justice à Alger, à l'appel du Club des magistrats, une organisation naissante qui se présente comme l'organe regroupant la majorité des juges en rupture de ban avec le Syndicat national des magistrats (SNM), proche du pouvoir.

Avec les informations de Jean-François Bélanger, l’envoyé spécial de Radio-Canada en Algérie.

Avec les informations de Agence France-Presse

Crises politiques

International