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Brian Pallister a payé ses taxes au Costa Rica

Un homme grisonnant lève les mains devant un micro, l'air surpris.

Brian Pallister, premier ministre du Manitoba, répond aux questions à propos du temps passé au Costa Rica en 2017.

Photo : CBC

Radio-Canada

Le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister, a démontré, preuve à l'appui, qu'il avait payé la taxe nationale sur les résidences de luxe du Costa Rica, où il possède une propriété, après que la question eut fait la manchette pendant près d'un an.

Brian Pallister a montré à La Presse canadienne, cette semaine, un document officiel provenant de la province de Guanacaste, au Costa Rica, où est située sa résidence. Il en est le propriétaire par le biais d’une corporation qui porte le nom de Finca Deneter Doce Sociedad Anonima.

Le document, qui indique que la société est à jour dans le paiement de la taxe pour 2019, porte la signature d’un technicien du revenu et le sceau du ministère du Trésor. Daté du 20 janvier, le document d’une page est rédigé en espagnol.

En août dernier, Brian Pallister avait affirmé avoir payé autour de 8000 $ en taxes rétroactives et pénalités. Le document qu’il a produit cette semaine ne comporte pas de chiffres.

Ce document pourrait clore un des chapitres de la controverse entourant la propriété de Brian Pallister, qui a été critiqué pour le temps qu’il y passait.

Brian Pallister et sa femme ont acheté cette propriété en 2008. Le bâtiment principal est un bungalow de 1036 mètres carrés.

Un an après que M. Pallister en eut fait l’acquisition, le Costa Rica a mis en place une taxe sur les maisons d’une valeur de plus de 230 000 $ canadiens. Cette taxe s’ajoute aux impôts locaux – que M. Pallister dit avoir toujours payés – et augmente chaque année avec l’inflation.

Vue d'une piscine bordée de transats en bois et d'une maison aux murs clairs.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Vue extérieure de la maison de vacances du premier ministre du Manitoba Brian Pallister, à Tamarindo au Costa Rica.

Photo : Jimaco Constructores

La taxe nationale sur les résidences de luxe est complexe. Elle ne s’appuie pas sur la valeur marchande d’une propriété ou sur les estimations des coûts de construction, mais sur le type de matériaux retrouvés dans chaque pièce, ainsi que sur la superficie couverte par ces matériaux, entre autres facteurs. Elle repose aussi sur l’honneur des propriétaires, en laissant à chacun le soin de faire sa propre évaluation tous les trois ans.

L’an dernier, Brian Pallister avait déclaré ne jamais avoir été facturé pour cette taxe, en réponse à des questions posées en Chambre et par les médias. Il a admis en août avoir omis de payer cette taxe dans le passé. Il a dû acquitter les taxes non payées et verser des pénalités.

Depuis, le premier ministre et ses avocats au Costa Rica ont travaillé à la mise à jour du dossier de la propriété, notamment en ce qui concerne son évaluation, pour répondre aux exigences de la taxe nationale sur les résidences de luxe.

Avec les informations de La Presse canadienne

Manitoba

Politique provinciale