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Un robot apprend à se servir d’outils

Un dessin d'un bras robotisé tenant un engrenage dans sa main.

Les chercheurs espèrent que cette découverte permettra de concevoir des algorithmes capables de mieux improviser à l'avenir.

Photo : iStock

Radio-Canada

Des chercheurs ont découvert qu'un robot couplé à un réseau neuronal pouvait apprendre par lui-même à se servir d'outils pour résoudre des problèmes. Une trouvaille qui ouvre la voie à des algorithmes plus intelligents.

La chercheuse Chelsea Finn, de Google Brain, et son collègue de l’université UC Berkeley Sergey Levine ont mis au point ce robot sophistiqué avec l’aide d’étudiants de M. Levine.

Leur invention est constituée d’un bras robotisé contrôlé par un ordinateur, d’un grand réseau de neurones artificiels lui permettant d’apprendre et d’une caméra lui offrant une vision de son environnement immédiat.

Le robot a ainsi découvert par lui-même qu’il pouvait utiliser un balai et un porte-poussière pour déplacer des objets. Il s’est également servi d’une bouteille de plastique pour balayer des objets placés sur une surface, alors que les chercheurs ne lui avaient jamais enseigné ce comportement.

« C’est excitant, parce que ça signifie que le robot peut comprendre quoi faire avec un objet dans des situations auxquelles il n’a jamais été confronté auparavant, a affirmé Chelsea Finn à MIT Technology Review. Nous voulons vraiment étudier ce genre de généralisation, plutôt que de concevoir un robot qui apprend à utiliser un seul outil. »

L’important lien de cause à effet

Chelsea Finn et Sergey Levine ont déjà démontré par le passé qu’un robot pouvait apprendre à déplacer des objets en développant une compréhension des relations de cause à effet. Par exemple, un robot pouvait comprendre qu’en poussant un objet, celui-ci changeait de position.

Le nouveau robot fonctionne de la même façon, mais sa compréhension de cette relation de cause à effet est encore plus grande grâce à ses observations, aux données qui ont servi à l’entraîner et à la puissance de son réseau neuronal. Des humains ont également manipulé des objets devant sa caméra pour lui fournir des exemples lui permettant de comprendre les interactions possibles avec un objet.

Robo habilis

L’utilisation d’outils ayant constitué une étape charnière dans l’évolution humaine, les chercheurs espèrent qu’elle pourra aussi aider les robots à mieux comprendre le monde et à devenir plus généralistes.

La plupart des algorithmes modernes sont en effet extrêmement spécialisés, ce qui permet à des ordinateurs d’effectuer certaines tâches avec brio, mais qui fait en sorte qu'ils échouent lamentablement dès qu’ils sont placés dans une situation qui leur est inconnue.

L’avènement d’algorithmes généralistes, capables d’improviser et de s’adapter, constitue donc l’une des quêtes majeures des chercheurs en intelligence artificielle.

Avec les informations de MIT Technology Review

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