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Les pêcheurs demandent un arbitre pour établir le prix de la crevette

Des contenants remplis de crevettes crues sortent d'un bateau de pêche au quai de Sept-Îles.

Débarquement de crevettes crues

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Radio-Canada

Les négociateurs membres de l'Office des pêcheurs de crevette de Gaspé demandent l'arbitrage à la Régie des marchés agricole du Québec pour fixer le prix payé au débarquement. Ils considèrent que la ressource doit être payée plus cher, tout le contraire de ce que veulent offrir les transformateurs.

Les pêcheurs estiment que la baisse de la biomasse dans le Saint-Laurent crée une rareté sur les marchés. Dans cette logique, l'augmentation du prix va de soi.

Le directeur de l'Association québécoise de l'industrie des pêches, Jean-Gagné, estime plutôt qu'il y a trop de crevettes sur le marché mondial pour accorder une augmentation du prix.

Nous sommes à des lunes de différences dans nos prix. Ils vont demander l'arbitrage. C'est ce qui est prévu dans la convention. »

Jean Gagné, directeur de l'association québécoise de l'industrie des pêches

Les pêcheurs peuvent quand même poursuivre leurs activités selon les nouvelles dispositions du plan mixte qui lie les deux parties.

D'ici à ce que la Régie décide d’une date et d’un endroit pour l’arbitrage, rien n'empêche les parties de négocier et d'en arriver à une entente, souligne le directeur de l'Office des pêcheurs de Gaspé, Patrice Element. « Ça ne veut pas dire qu'on ne pourra pas s'entendre. On peut s'entendre en réalité n'importe quand avant que la séance publique d'arbitrage commence. Mais la demande d'arbitrage est faite. »

En attendant la décision de la Régie, les pêcheurs reçoivent le même prix que l'an passé pour leur crustacé.

Selon les informations de Bruno Lelièvre

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Économie