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Encore beaucoup de questions sur les conséquences du budget pour les francophones

Le ministre en Chambre montrant un exemplaire du budget pendant que le premier ministre Doug Ford applaudit.

Le ministre des Finances, Vic Fedeli, présente son premier budget.

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Pascale Bréniel

Le budget ontarien de 2019 présenté jeudi contient peu de mesures précises pour les francophones. Après le choc causé par les compressions aux services en français annoncées lors de l'énoncé budgétaire d'automne, certains groupes sont soulagés. D'autres déplorent les restrictions budgétaires qui toucheront les francophones comme l'ensemble de la population de la province.

La nouvelle orientation du Programme d’appui à la francophonie ontarienne (PAFO), un programme de subvention de 1 million de dollars qui aura désormais un volet économique, inquiète certaines associations. Elles craignent que des groupes ne soient plus admissibles aux subventions ou que l’argent doive être partagé par un plus grand nombre de demandeurs.

C’est notamment l’opinion de l’Association française des municipalités de l’Ontario, qui se dit favorable à toute initiative de développement économique.

Que veut dire ''élargir la portée du programme'' et ''ajuster le développement économique''? Si l’enveloppe est élargie, avec une nouvelle composante de développement économique au PAFO, est-ce dire que davantage d’organismes devront se partager 1 million de dollars? Nous aurions souhaité qu'il soit bonifié.

Roger Sigouin, président de l’Association française des municipalités de l’Ontario

Le Conseil de la coopération de l’Ontario espère pour sa part que l’entrepreneuriat social et coopératif fera partie du plan de la province pour créer un climat favorable aux affaires.

Nous voyons que le développement économique sera désormais privilégié, et c’est une bonne nouvelle pour notre secteur de l’économie sociale et coopérative. L’économie sociale et coopérative représente, dans les communautés francophones et bilingues de l’Ontario, l’une des meilleures façons de faire des affaires.

Julien Geremie, directeur général du Conseil de la coopération de l’Ontario

L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) constate que le gouvernement a été réceptif à ses demandes, puisque le budget du ministère des Affaires francophones ne diminuera que légèrement, comparativement à d’autres.

Plusieurs associations francophones dénoncent cependant cette réduction du budget du Ministère.

L’AFO déplore que le budget ne contienne aucune mesure au sujet de l’Université de l’Ontario français.

On a beaucoup d’annonces générales qui touchent tout le monde, mais très peu de choses qui parlent de la francophonie.

Carol Jolin, président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario

Les francophones font partie de groupes qui profiteront du financement accru des programmes de soins à domicile, de santé mentale et de lutte contre les dépendances. La façon dont cela se traduira concrètement reste encore à préciser.

De plus, ils seront évidemment touchés par les mesures adoptées par les progressistes-conservateurs pour atteindre l’équilibre budgétaire d’ici cinq ans.

Le président de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens a dénoncé à nouveau l’augmentation du nombre d’élèves par classe annoncée en mars.

Le ratio qui passe de 1 à 22 à 1 à 28, ça ne peut que miner les écoles françaises, surtout les écoles secondaires.

Rémi Sabourin, président de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens

Les enseignants francophones craignent que moins de cours soient offerts, particulièrement dans les petites écoles secondaires, et que cela amène plus d’élèves à choisir plutôt l’école anglaise.

L’Association des directions et des directions adjointes des écoles franco-ontariennes (ADFO) espérait obtenir plus de détails sur l’incidence des réformes sur les budgets des conseils scolaires et des écoles.

La province va créer un groupe de travail ministériel sur les conseils scolaires. L’ADFO veut participer à cette importante conversation, mais elle va réclamer la création d’un comité distinct pour le système d’éducation en français.

Avec les informations de Rozenn Nicolle

Toronto

Politique provinciale