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La production de framboise en fort déclin en Colombie-Britannique

Des framboises les unes sur les autres.

La production de framboises en Colombie-Britannique est passée de 19 millions de kg par an, au début des années 1990, à 8 millions de kg en 2018

Photo : Radio-Canada / Tina Lovgreen

Timothé Matte-Bergeron

Les producteurs de framboises de la vallée du Fraser, en Colombie-Britannique, sont de plus en plus nombreux à abandonner la culture du petit fruit rouge, même à Abbotsford, « capitale canadienne de la framboise ». Ils se tournent vers la culture du bleuet, plus rentable.

« L’industrie en Colombie-Britannique est en déclin », déclare le président du Conseil pour le développement de l’industrie de la framboise, James Bergen.

De 19 millions de kilogrammes par an au début des années 1990, la production a chuté à moins de 8 millions de kilogrammes en 2018.

La concurrence venant d’autres pays producteurs, comme le Mexique, le Chili et la Serbie, est devenue insoutenable, affirme l’agriculteur Kyle Thind.

Nous ne pouvons pas rivaliser avec leurs prix. Nos coûts de production augmentent : fertilisants, salaires, tout! Mais le prix des fruits à l’achat reste le même.

Kyle Thind, agriculteur
Deux hommes regardent la caméra, l'un plus jeune, l'autre plus âgé. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'agriculteur Kyle Thind prend la relève de son grand-père Peter Thind, qui possède une terre agricole à Abbotsford depuis 1974.

Photo : Radio-Canada / Tina Lovgreen

Moins de terres consacrées aux framboises

Kyle Thind s’apprête à prendre la relève de son grand-père, Peter Thind, qui a commencé à cultiver la terre à Abbotsford en 1974.

Les framboises occupent une portion de plus en plus réduite de leurs champs. Dans les années 1980, 60 hectares étaient réservés à leur production. Aujourd’hui, c’est huit hectares.

« Je pense que la culture des framboises cessera progressivement, dit Kyle Thind. Si rien ne change, il n'y aura bientôt plus que des agriculteurs qui les produiront à petite échelle. »

Une installation de métal de quelques mètres de haut qui représente un framboisier, avec des grosses framboises suspendues dans les airs.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une sculpture souligne fièrement le statut de capitale canadienne de la framboise que revendique Abbotsford.

Photo : Radio-Canada / Tina Lovgreen

Remplacées par les bleuets

Ce sont les bleuets qui les ont majoritairement remplacées. Plus simples à récolter, ils sont plus rentables, explique James Bergen, qui est aussi agriculteur.

« On ne doit cueillir les bleuets que trois ou quatre fois par an, alors que les framboises doivent être récoltées tous les deux ou trois jours, pendant plus d'un mois, dit-il. En plus, ce sont des fruits fragiles. »

Pour James Bergen, c’est l’identité même d’Abbotsford qui est menacée.

Nous étions connus comme la capitale de la framboise au Canada, et quand on arrive dans la ville, on voit toujours cette sculpture en forme de framboisier.

James Bergen, Conseil pour le développement de l'industrie de la framboise

Selon lui, c’est aussi une perte pour les consommateurs britanno-colombiens, qui auront de moins en moins accès à ce produit cultivé localement. « Nous perdons une certaine sécurité alimentaire, avec un fruit qui provient d’une source locale et fiable », soutient-il.

Avec des informations de Tina Lovgreen

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Colombie-Britannique et Yukon

Agro-industrie